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Des raisons d'espérer - Page 6

  • Il faut essayer de comprendre le problème grec!

     Dans mon enfance, j’entendais souvent le proverbe «  Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son ». J’y pense de plus en plus souvent car JAMAIS on ne nous présente les différents jugements sur une information  mais une pensée unique appelée la VERITE.

     

    Je reviens aujourd’hui sur le résultat de  mes recherches sur la Grèce, car j’ai découvert que manipulation, propagande  et désinformation ont été utilisées comme rarement dans l’histoire du siècle dernier. On peut trouver des chiffres non truqués mais il faut vraiment s’en donner la peine, on s’aperçoit que des économistes, parmi les plus grands, ont analysé la situation et prévu le drame qui se préparait mais ils n’ont jamais eu la parole. 

    Un exemple français, on a entendu la condamnation violente de Sarkosy partout et sur toutes les chaînes. mais, bizarrement, Juppé, Fillon qui avaient une analyse différente ont été oubliés . Quant a Henri Guaino, la "plume" de Sarkosy pourtant, ses paroles étaient trop critiques pour qu’on lui laisse la parole! 

    Je ne peux m’empêcher de citer ce qu’il ose dire « la « déraison » ne se situe pas tout à fait dans le camp grec mais plutôt chez ceux qui ont entrepris « un détricotage » de l’Europe en « expulsant un de ses membres » dans une sorte de virée expéditive aux allures de « punition. ». On a « infligé une politique monétaire à la Grèce, celle de l’euro, pendant des années » jusqu’à « l’étouffer » par « des plans d’austérité qui étaient les plus mauvaises réponses qu’on pouvait imaginer.« Tout le monde a sa part de responsabilité, ça devrait nous amener aujourd’hui à réfléchir sur ces règles, sur la nature de ces règles et sur la nature de ces politiques. » « Regardez comment on est en train de négocier ». « Un jour, on arrive devant le peuple en disant : “Bah voilà, on a négocié pour vous, décidé pour vous, il ne vous reste plus qu’à signer”.  Il y a quelque chose qui me frappe, tout le monde critique avec une démagogie terrifiante les Grecs et la Grèce : “On a assez payé, on a trop payé, en face on n’a pas fait d’efforts...” D'abord, ils ont fait des efforts, il y a beaucoup de gens en Grèce qui n’ont pas souffert, mais il y en a beaucoup qui ont souffert, beaucoup, 

    « il faut le dire: Si, aujourd’hui, on faisait à la France ce qu’on vient de faire à la Grèce, si on parlait à la France sur le ton sur lequel on parle à Grèce, si on accablait la France d’un tel mépris, si le ministre des Finances d’une puissance voisine venait tous les jours nous expliquer à quel âge nous devons prendre notre retraite, quels impôts nous devons payer, combien de temps nous devons travailler par semaine, et comment nous devons vivre et nous comporter, eh bien… » Eh bien on « voterait non ». Car « on ne peut pas construire l’Europe sur le mépris des peuples (...) ni sur la punition d’un peuple. »

     

    Même le FMI  estime que « la dette de la Grèce ne sera pas viable si elle n'est pas considérablement allégée, éventuellement via une annulation de prêts accordés par ses partenaires de la zone euro ».

     

    La Grèce, c’est  92 % des milliards de plan d’aide versés ... aux banques, sachant d’emblée que la dette est en partie illégale et visiblement non remboursable.  En 2012 l’Europe a consenti une certaine diminution de la dette en lèsant uniquement les caisses de retraite, les hôpitaux les universités et beaucoup d’autres. secteurs de la vie courante. Les retraites des Grecs ont été coupés en deux voire trois comme les salaires. Mais les banque grecques et européennes ont été sauvées.

     La politique de la Troïka à doté la Grèce de 2 millions de chômeurs, de 25 000 morts dont 10 000 suicides, de la paupérisation de 3,5 millions de Grecs d’une chute du PIB de 30 % et de la disparition de 40 % des petites et moyennes entreprises.

    En 2015 la vie économique a ralenti au fil des jours et actuellement de nombreuses entreprises sont en chômage technique avec leur personnel en congés « payés » mais parfois sans solde.

     

    D’après un sondage, 67 % des bulletins « NON » appartenaient des électeurs âgés de 18 à 34 ans. On ne peut être étonné quand on lit les témoignages de ces jeunes, plus si jeunes souvent  qui galèrent depuis des années. J’en ai retenu 2 ( source: Le Monde)

    - Elisabeth, 28 études informatiques, 5 mois de travail avant 2011. « A chaque rejet, on se dit qu’on n’aura pas la force mentale de recommencer à chercher du travail, et puis finalement, on s’habitue. »…  « Je sais qu’on est une génération perdue….Avant le début de la crise, en 2009, on pouvait rêver imaginer être indépendants, quitter un jour le domicile des parents. »

    Elle ne s’intéressait pas à la politique mais s'est renseignée car elle voulait comprendre.   Elle dit: « Ils promeuvent sans arrêt les plans de rigueur, mais rien ne marche. Aujourd’hui, on n’a plus rien à perdre. On a déjà tout perdu, on s’est moqués de nous en nous disant que l’austérité marcherait. Ils haïssent notre gouvernement, ils haïssent Tsipras. »

     

    - Katerina, 32 ans, architecte, licenciée en 2011, elle aussi. A repris des études en 2013, n’a jamais rien trouvé, elle vit avec l’argent que lui versent ses parents. 

    « humiliée en tant que trentenaire ». « C’est rabaissant de ne pas avancer, de ne pas pouvoir fonder une famille, de ne pas pouvoir se marier »,. « Avec la crise, on est obligé de s’intéresser à la politique, c’est une arme pour nous. » Autour d’elle, la jeune architecte a vu « de plus en plus de jeunes » participer aux nouvelles discussions politiques dans les cafés et conférences. « La politique a une incidence directe sur nos vies. La dette grecque n’était pas viable. Elle est payée par les plus pauvres et les jeunes générations qui commencent leur vie active". 

     

    Pourtant une partie des Grecs a pensé longtemps que cette crise était de leur faute, car les politiques, les banquiers, les médias européens et grecs ( ces derniers tous privés) les ont  caricaturés, ridiculisés et humiliés. Il a fallu que ce ne soit plus supportable pour les inciter a dire "OXY".

  • Dans la foulée de l'Encyclique du pape François.

    Je viens d'apprendre qu'à la surprise générale l'encyclique du pape François se place 4ème dans le top 20 des meilleures ventes de livres en France.
    Ce livre a été tiré un 70 000 exemplaires alors que le téléchargement est gratuit sur Internet. Succès de librairie pour ces  187 pages denses et pas faciles pour un lecteur moyen, je trouve cela merveilleux et encourageant. 
    Il faut être le pape Francois  pour oser affirmer la menace de destruction de la planète par le réchauffement climatique et le consumerisme, pour parler de devoir d'accueil, de  partage, d'aide  envers les démunis et les plus pauvres. Il a le courage de rappeler que l'église a son mot à dire sur les enjeux sociaux économiques et politiques.
     
    Et c'est bien là que le bat blesse  ... les climatosceptiques en particulier. Eux qui se disent bons catholiques, eux qui sont riches des dons des industriels de renommée mondiale, eux qui sont écoutés par la plupart des dirigeants mondiaux, ne pouvaient imaginer un tel désaveu.  Les 5 candidats républicains à la présidentielle américaine de 2016 sont climatosceptiques et bien embarrassés. 
     L'un affirme " qu'il faut laisser la science aux scientifiques et se concentrer sur la théologie et la morale" , l'autre " qu'il ne bâtit pas sa politique en fonction de ses évêques, ses  cardinaux ou de son pape". Un conservateur américain a même traité le pape de "l'homme le plus dangereux de la planète"
     
    C'est qu'il ne fait pas bon, dans notre monde actuel, avoir un autre mode de penser que la pensée unique qu'on nous martèle  et nous impose. 
     
    Et si les églises se mêlent de ce qui ne les regarde pas, cela va sans doute aider les gens à comprendre et à réfléchir, mais bien désoler nos dirigeants! 
    En France, le mot " écologie" risque de ne plus caractériser de doux farfelus décroissants, car, dans la foulée de l'encyclique papale, les représentants des instances des six principaux culte de France ont remis le 1er juillet à François Hollande une déclaration commune appelant l'adoption "d'un accord contraignant applicable à tous lors de la conférence de Paris sur le climat en décembre"!
    Catholiques, protestants, orthodoxes, juifs, musulmans et bouddhistes se levant tous pour la même cause, enfin un geste fort pour l'écologie. 
    Dans ce texte, on lit:" Ayant perdu de vue sa relation à la nature et son intime interdépendance avec tout ce qui constitue celle-ci, l'humanité s'est fourvoyée, dans un rapport de domination et d'exploitation mortifère de l'environnement... En détruisant l'environnement l'humanité se détruit elle-même... Nous appelons un sursaut des consciences vers une action climatique conséquente et à une remise en question de nos valeurs et de nos attitudes. Refusons l'indifférence et l'avidité. Ouvrons-nous à la compassion et à la fraternité. Sortons de nos égoïsme. Soyons solidaires et prenons le bien commun pour boussole. Persévérons et valorisons chaque action. ».
     
    Il n'y a rien à ajouter à ces lignes, espérons qu'elles seront entendues et comprises!
     
     

  • Paroles du Pape François pour ce jour de Pâques!

    Trêve pascale!  on reparlera d’agriculture industrielle plus tard.

    Depuis l’élection du Pape François, moi, agnostique mais respectueuse de toutes les religions, j’ai créé un dossier où je conserve mes citations préférées de ce pape peu conventionnel. Cet Argentin, fils d’émigrés italiens, qui a banni les pompes et les ors du Vatican, habite une chambre simple à la Maison Sainte-Marthe, ne porte pas de croix en or, se chausse de gros souliers orthopédiques, n’utilise jamais la voiture de fonction, téléphone en personne pour répondre à des courriers, console tout le monde et exprime sans cesse sa solidarité et sa charité aux personnes dans le besoin.

     

    Et voici un extrait de mon florilège

     - Comme je voudrais une Eglise pauvre, et pour les pauvres.

    -  Allons courageusement à la rencontre des hommes et des femmes de notre temps, des enfants et des personnes âgées, des « savants » et des gens sans instruction, des jeunes et des familles. Allons à la rencontre de tous… dans tous les milieux… là où se trouvent les gens.

    - Si une personne est « gay » qui suis je pour la juger?

    - La culture du bien-être, qui nous amène à penser à nous-même, nous rend insensibles aux cris des autres, nous fait vivre dans des bulles de savon, qui sont belles, mais ne sont rien ; elles sont l’illusion du futile, du provisoire, illusion qui porte à l’indifférence envers les autres, et même à la mondialisation de l’indifférence.

    - Lorsque l’on jette de la nourriture, c’est comme si l’on volait la nourriture à la table du pauvre, à celui qui a faim.

    - Le travail, c’est  la dignité de l’homme …une société  qui n’offre pas de travail à tous  est une société injuste. 

    - L’argent rend la foi malade et lui fait prendre « une autre route » : il entraîne vers  des paroles oisives, des discussions inutiles… Là où se cachent les envies, les querelles, les médisances, les conflits d’hommes à l’esprit corrompu et privés de la vérité .

    - Aujourd’hui, un chrétien, s’il n’est pas révolutionnaire, n’est pas chrétien ! Je vous demande d’être révolutionnaires. Ayez le courage d’aller à contre-courant. (conseil s pour les jeunes)

    - L’écologie n'est pas l'apanage des Verts :  c’est la responsabilité du chrétien  en réponse à la création de Dieu. Réfléchir à la manière de garder la création, ce n'est pas être Vert ! C’est chrétien ! C’est sa responsabilité : un chrétien qui ne garde pas la création, qui ne la fait pas croître, ne s’intéresse pas au travail de Dieu

    -  La guerre ne commence pas sur le champ de bataille  mais  dans le cœur, par les incompréhensions, les divisions, les envies, par cette lutte contre les autres.

     

    Envers les autres religions, envers les incroyants, voici de bien belles phrases:

    - L’Eglise catholique est consciente de l’importance du respect des diverses traditions religieuses.

    -  Il ne faut pas faire la guerre au nom de Dieu. Combien de guerres de religion avons-nous eu? ( et il a rappelé  à son auditoire français « la nuit de la Saint-Barthélemy »

    - Il faut porter attention aux personnes étrangères aux religions … Nous sommes proches de tous les hommes et femmes qui, même s’ils ne se reconnaissent dans aucune tradition religieuse, sont à la recherche de la vérité, de la bonté et de la beauté.

    - Il faut respecter les musulmans qui adorent un Dieu unique, vivant et miséricordieux.

     

    Cette dernière devrait être écrite en lettres d’or partout!

    -  On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision. Il faut être capable de dialoguer avec toute l'humanité!

     

    Merci au Pape François

    en espérant qu’il sera entendu en ce jour de Pâques 

    par ces Pharisiens 

    ( au sens de «n’a que l’ostentation de la piété») 

    qui après avoir chanté, prié et communié ce matin 

    continueront à mépriser rejeter, humilier 

    si ce n’est haïr leur semblables 

    ceux qui ont une couleur, une coutume, une pensée 

    ou une religion différente!