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14/08/2019

S'il revenait... comme mon grand père serait heureux!

« La terre est la ressource la plus précieuse du Monde. Et pourtant elle n’est pas appréciée à sa juste valeur. L’or, le pétrole, les minerais et les pierres précieuses se vendent à des prix qui nous ont amené à traiter la terre comme de la simple poussière ».( FAO)

Constat peu réjouissant: en 2019, les sols sont de plus en plus dégradés, de moins en moins vivants. Dans 1 gramme de sol vivaient normalement  jusqu'à 100 millions de virus et microorganismes, il ne reste pratiquement plus rien! Et les rendements baissent dangereusement. Quelles sont les raisons?

Les pesticides, les labours et la monoculture de quelques espèces sont des facteurs d’érosion et de perte de sol. De plus ils  on fait disparaitre les organismes fouisseurs dont les vers de terre qui maintenaient la structure du sol. Ce n’est pas tout: le  surpâturage entraîne une réduction de la biodiversité, S’y ajoute la pollution, souvent chimique, due aux activités agricoles et industrielles et aussi la perte de zones cultivables due à l’extension des zones construites .

Le GIEC, dans un rapport, publié les jours derniers, évalue la gravité de la situation et  propose des solutions. 

Voilà pourquoi j’évoque mon grand père mort en 1960. Car le rapport du Giec rejoint ses réflexions et conclusions! Mon grand père, né dans les années 1880 était un cultivateur avec une très petite ferme traditionnelle. Un de mes oncles a commencé à travailler avec lui avant la guerre de 1939 et dans les années 1950, a pris le « chemin du progrès » comme tant d’agriculteurs. 

Première action, le remembrement avec suppression des rigoles, des chemins bordes de haies et de tous les bosquets qui se trouvaient au coin des champs. Premier froncement de sourcils de mon grand père qui admet l’utilité de grandes parcelles pour l’introduction de la motorisation mais regrette chemins, rigoles et arbres « si utiles ».

Création d’une coopérative qui vend engrais et traitements pesticides et autres plus nourriture pour bovins, cochons, volailles et et fait comprendre que l’agriculture moderne, c’est çà! Elle impose peu à peu ses vues à tous, car on ne refuse pas le PROGRÈS. Mon oncle adhère et se tourne vers une monoculture moderne, commence un élevage de cochons, bref suit le mouvement. 

Pas d’écho quand  son père parle de « rotation des cultures, d’épandre les déchets végétaux, de ne pas laisser le sol nu et de mêler la culture et l’élevage ». 

Car cet homme intelligent et très réfléchi qui essaie sans cesse d’améliorer ses méthodes de culture trouve beaucoup de critiques à faire  aux nouveaux modes de culture. 

Et je souris en voyant 60 ans après sa mort, ce que propose le GIEC? 

  • agroforesterie, mêler les arbres aux cultures
  • mêler polyculture et élevage
  • rotation des cultures
  • recycler la biomasse, les déchets végétaux
  • couvrir les sols et faisant pousser des plantes entre les cultures. 

Mot pour mot les méthodes de mon grand père! 

Je souris encore en l’évoquant revenant des champs avec mon oncle, au pas lent de ses 2 « bœufs jouqués » 

Il se penchait, prenait un peu de terre, l’émiettait, la regardait, la sentait puis émettait un avis pour l’avenir, semer telle ou telle plante, laisser en jachère, « chauler » etc....

Car toutes ces méthodes employées déjà du temps des Grecs et Romains ont été améliorées par toutes les générations passées qui aimaient et respectaient leur Terre ...tout au moins jusqu’à la fin de la guerre où on a nié toute valeur au passé! 

31/07/2019

Pourquoi je me suis intéressée au devenir de notre Terre

J’a repris mon  blog sur un coup de tête ... ou un coup de sang, mais j’éprouve aujourd’hui le besoin d’expliquer comment je suis devenue écologiste ( je rejette le terme « ecolo » trop souvent associé à « bobo » et devenue péjoratif).

C’est en 1965 que j’ai découvert un livre écrit par Rachel Carlson en 1962 « Printemps silencieux ».

Un choc! l’utilisation des engrais, pesticides et insecticides qu’on nous présentait comme le PROGRÈS qui allait nous façonner une société idéalement heureuse pouvait tuer ... sol, et êtres vivants.

Hélas le destinée de nos plus proches voisins nous en donna rapidement la preuve.

Un père et son fils, maraîchers traitaient à tout va sans protection et vendaient leurs légumes au marché ... 3 jours après les traitements. Mon mari, effrayé par ce qu’il avait lu essaya de les mettre en garde, mais obtint seulement un éclat de rire. Oui mais... en 1970 tous 2 étaient morts à environ 60 et 30 ans, l’un d’un cancer de la gorge, l’autre de l’œsophage.

Cela nous conforta dans le choix de vie que nous adoptions et qui faisait sourire souvent autour de nous. Et c’est alors qu’à la bibliothèque je tombais sur « Quelle terre laisserons nous à nos enfants »  de Barry Commener. Nouveau choc, tout était dit et l’avenir dévoilé.

À partir de ce moment, nous avons recherché des publications internationales pour comprendre et peu à peu... nous avons surtout compris qu’on ferait tout pour nous cacher la vérité.

Pensez donc ultra libéralisme et société de consommation venaient d’être inventés, on n’allait pas « casser le jouet » des banquiers, politiques et industriels.

C’est ainsi qu’il faut arriver aux dernières années  pour qu’on parle  enfin à la société . Et je viens de découvrir.,publié en juin 2019, un livre «  Perdre la Terre » de Nathanael RICH qui explique, preuve et documents à l’appui  qu’en 1979, on savait, on avait mieux compris que maintenant, et comment on avait été tout près d’un accord entre les peuples pour changer de « civilisation »!

J’ai lu et relu ce livre, depuis je n’arrive pas à comprendre comment l’appât du gain a pu faire oublier à des humains que le sort de notre Terre dépendait d’eux!

24/07/2019

À propos de Greta Thunberg

Après 6 mois d’arrêt je reprends mon blog car l’attitude de  nombreux politiques et autres me révolte.

Pauvre Gréta Thunberg, victime de toutes attaques et turpitudes possibles, elle cumule 3 handicaps auprès de tous ces hommes influents, 3 handicaps absolument insurmontables.

1- C’est une femme donc inférieure et à peine capable de raisonner avec rigueur.

2- Elle est jeune et forcément les jeunes n’ont que des défauts et ne sont capable d’aucune analyse valable au yeux des générations précédentes.

3- Et elle est autiste donc handicapée, au bord de la malade mentale, donc incapable de comprendre le monde.

J’ai découvert les commentaires de personnalités politiques, de journalistes mais ce qui m’a le plus choquée, c’est la virulence de Laurent Alexandre dont j’avais lu plusieurs livres que j’avais appréciés. Oh ! Je sais qu’il est persuadé qu’avec la science et la technique, l’intelligence artificielle et les robots, le monde sera merveilleux. Mais dans le dérèglement climatique, je pense qu’il ne faut pas être un grand savant pour faire des constations qui sont devenues des évidences.

Ce qui m’a consolée, c’est qu’Aurelien Barrau, astrophysicien qui vient d’écrire un livre qui interpelle, à pris la défense de Greta et affirme que ses paroles vont dans le sens de la science.

J’ai 87 ans, j’ai découvert l’influence de l’homme sur le climat, l’écologie, science aussi rigoureuse que les mathématiques, dans les années 1965/70, avec la lecture de 2 livres «  Printemps silencieux » de Rachel Carlson et « Quelle terre laisserons nous à nos enfants » de Barry Commoner.

Cette prise de conscience nous a incités, mon mari et moi à creuser le sujet. Bizarre on trouvait des études américaines, canadiennes, suisses,  sur ce sujet qui inquiétait déjà, jamais françaises. Mon mari s’est passionné, il a vraiment étudié  et m’a appris tout ce qui nous attendait pour le XXIeme siècle.

Il est mort il y a ... 33 ans, il reviendrait aujourd’hui, il n’aurait aucune surprise, tout est tel qu’il l’imaginait et me le décrivait.

Qui sait que l’alerte avait été déclenchée par les petroliers Exxon et Shell, qui demandait un changement de paradigmes dans les années 60? Qui sait qu’en les années 1989, on a failli arriver à un accord? Mais l’ultra libéralisme et la naissance des lobbies ne pouvaient concevoir qu’on « casse leur jouet. ». Cela vaut la peine de lire le livre de Nathanael RICH, « Perdre la Terre », paru le mois dernier  qui  explique les décennies 1970/1990 ou tout  aurait dû être sauvé.

Et rien ne change vraiment, nos dirigeants veulent bien améliorer le sort de la Terre mais avec des mesures superficielles, sans aucune recul de notre sacro-sainte croissance. Quant au bon peuple, abreuve de pub et de fake news, il s’inquiète mais sans vouloir renoncer à son confort.

J’ai repris mon blog car j’ai encore envie de m’indigner. Et le prochain sujet sera la sécheresse car la Loire est mon fleuve depuis 87 ans! Et il m’en a raconté des histoires.