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10/07/2015

Il faut essayer de comprendre le problème grec!

 Dans mon enfance, j’entendais souvent le proverbe «  Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son ». J’y pense de plus en plus souvent car JAMAIS on ne nous présente les différents jugements sur une information  mais une pensée unique appelée la VERITE.

 

Je reviens aujourd’hui sur le résultat de  mes recherches sur la Grèce, car j’ai découvert que manipulation, propagande  et désinformation ont été utilisées comme rarement dans l’histoire du siècle dernier. On peut trouver des chiffres non truqués mais il faut vraiment s’en donner la peine, on s’aperçoit que des économistes, parmi les plus grands, ont analysé la situation et prévu le drame qui se préparait mais ils n’ont jamais eu la parole. 

Un exemple français, on a entendu la condamnation violente de Sarkosy partout et sur toutes les chaînes. mais, bizarrement, Juppé, Fillon qui avaient une analyse différente ont été oubliés . Quant a Henri Guaino, la "plume" de Sarkosy pourtant, ses paroles étaient trop critiques pour qu’on lui laisse la parole! 

Je ne peux m’empêcher de citer ce qu’il ose dire « la « déraison » ne se situe pas tout à fait dans le camp grec mais plutôt chez ceux qui ont entrepris « un détricotage » de l’Europe en « expulsant un de ses membres » dans une sorte de virée expéditive aux allures de « punition. ». On a « infligé une politique monétaire à la Grèce, celle de l’euro, pendant des années » jusqu’à « l’étouffer » par « des plans d’austérité qui étaient les plus mauvaises réponses qu’on pouvait imaginer.« Tout le monde a sa part de responsabilité, ça devrait nous amener aujourd’hui à réfléchir sur ces règles, sur la nature de ces règles et sur la nature de ces politiques. » « Regardez comment on est en train de négocier ». « Un jour, on arrive devant le peuple en disant : “Bah voilà, on a négocié pour vous, décidé pour vous, il ne vous reste plus qu’à signer”.  Il y a quelque chose qui me frappe, tout le monde critique avec une démagogie terrifiante les Grecs et la Grèce : “On a assez payé, on a trop payé, en face on n’a pas fait d’efforts...” D'abord, ils ont fait des efforts, il y a beaucoup de gens en Grèce qui n’ont pas souffert, mais il y en a beaucoup qui ont souffert, beaucoup, 

« il faut le dire: Si, aujourd’hui, on faisait à la France ce qu’on vient de faire à la Grèce, si on parlait à la France sur le ton sur lequel on parle à Grèce, si on accablait la France d’un tel mépris, si le ministre des Finances d’une puissance voisine venait tous les jours nous expliquer à quel âge nous devons prendre notre retraite, quels impôts nous devons payer, combien de temps nous devons travailler par semaine, et comment nous devons vivre et nous comporter, eh bien… » Eh bien on « voterait non ». Car « on ne peut pas construire l’Europe sur le mépris des peuples (...) ni sur la punition d’un peuple. »

 

Même le FMI  estime que « la dette de la Grèce ne sera pas viable si elle n'est pas considérablement allégée, éventuellement via une annulation de prêts accordés par ses partenaires de la zone euro ».

 

La Grèce, c’est  92 % des milliards de plan d’aide versés ... aux banques, sachant d’emblée que la dette est en partie illégale et visiblement non remboursable.  En 2012 l’Europe a consenti une certaine diminution de la dette en lèsant uniquement les caisses de retraite, les hôpitaux les universités et beaucoup d’autres. secteurs de la vie courante. Les retraites des Grecs ont été coupés en deux voire trois comme les salaires. Mais les banque grecques et européennes ont été sauvées.

 La politique de la Troïka à doté la Grèce de 2 millions de chômeurs, de 25 000 morts dont 10 000 suicides, de la paupérisation de 3,5 millions de Grecs d’une chute du PIB de 30 % et de la disparition de 40 % des petites et moyennes entreprises.

En 2015 la vie économique a ralenti au fil des jours et actuellement de nombreuses entreprises sont en chômage technique avec leur personnel en congés « payés » mais parfois sans solde.

 

D’après un sondage, 67 % des bulletins « NON » appartenaient des électeurs âgés de 18 à 34 ans. On ne peut être étonné quand on lit les témoignages de ces jeunes, plus si jeunes souvent  qui galèrent depuis des années. J’en ai retenu 2 ( source: Le Monde)

- Elisabeth, 28 études informatiques, 5 mois de travail avant 2011. « A chaque rejet, on se dit qu’on n’aura pas la force mentale de recommencer à chercher du travail, et puis finalement, on s’habitue. »…  « Je sais qu’on est une génération perdue….Avant le début de la crise, en 2009, on pouvait rêver imaginer être indépendants, quitter un jour le domicile des parents. »

Elle ne s’intéressait pas à la politique mais s'est renseignée car elle voulait comprendre.   Elle dit: « Ils promeuvent sans arrêt les plans de rigueur, mais rien ne marche. Aujourd’hui, on n’a plus rien à perdre. On a déjà tout perdu, on s’est moqués de nous en nous disant que l’austérité marcherait. Ils haïssent notre gouvernement, ils haïssent Tsipras. »

 

- Katerina, 32 ans, architecte, licenciée en 2011, elle aussi. A repris des études en 2013, n’a jamais rien trouvé, elle vit avec l’argent que lui versent ses parents. 

« humiliée en tant que trentenaire ». « C’est rabaissant de ne pas avancer, de ne pas pouvoir fonder une famille, de ne pas pouvoir se marier »,. « Avec la crise, on est obligé de s’intéresser à la politique, c’est une arme pour nous. » Autour d’elle, la jeune architecte a vu « de plus en plus de jeunes » participer aux nouvelles discussions politiques dans les cafés et conférences. « La politique a une incidence directe sur nos vies. La dette grecque n’était pas viable. Elle est payée par les plus pauvres et les jeunes générations qui commencent leur vie active". 

 

Pourtant une partie des Grecs a pensé longtemps que cette crise était de leur faute, car les politiques, les banquiers, les médias européens et grecs ( ces derniers tous privés) les ont  caricaturés, ridiculisés et humiliés. Il a fallu que ce ne soit plus supportable pour les inciter a dire "OXY".

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