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13/11/2018

La planète, je m'en fout....!

La planète je m’en fout...

C’est cette réflexion d’une femme qui va manifester le 17 avec les gilets jaunes qui m’a incitée à reprendre mon blog. J’avais cessé d’écrire parce que je trouvais que j’exprimais trop d’indignation,  de pensées négatives et  pas assez d’enthousiasme. 

De plus en janvier 2018, j’ai eu un gros souci de santé une opération qui s’est très mal passée et dont j’ai mis plus de 6 mois à me remettre. Mais en cette fin d’année, 2018,  j’ai envie de reprendre mon blog... et de recommencer à m’indigner. Pourquoi pas? puisque Stéphane Hesse avait écrit, un manifeste « indignez vous », paru en 2010, alors qu’il avait 93 ans. 

Et c’est la réflexion, entendu à la radio, de cette femme , future manifestante des gilets jaunes dans quelques jours, affirmant avec véhémence, « la planète je m’en fous ce qui compte c’est mon porte-monnaie » qui me donne envie de m’exprimer  à nouveau sur mon blog.

Cette femme a sans doute des enfants, peut-être des petits-enfants, c’est assurément dans la vie courante une femme bonne et serviable. Mais pense-t-elle à sa descendance, à la vie des terriens futurs? Non! Elle S’EN FOUT.

Partout on annonce des augmentations de température absolument anormales et trop rapides, dans les Pyrénées par exemple, en Californie où tout brûle actuellement, et aux pôles ou la calotte glaciaire fond exagérément vite. Sans oublier la pollution, pesticides et autres calamités qui risquent de faire disparaître la race humaine plus rapidement qu’on ne le dit.

Ce qui m’a fait tomber dans l’écologie dans les années 60, ce sont 2 livres, l’un  intitulé « Quelle terre laisserons-nous à nos enfants? » et l’autre de Rachel Carlson « Printemps en silencieux ».

Si on aime la vie on ne peut pas «  se foutre » de celle de nos descendants. Sinon faut-il encore nous considérer comme des êtres humains?

Je terminerai par la superbe phrase d’un de mes amis, mort  dans les années 2000 , qui était en EHPAD et aimait parler de la marche du monde. Un jour alors qu’à table il disait ses craintes de l’avenir, un convive lui a répondu que ça n’intéressait personne puisqu’ils ne seraient plus là! La réponse de mon ami a été cinglante (j’imagine ses yeux et sa voix) « Mais dans 100 ans il y a un aura encore des gens qui porteront mon nom et je n’ai pas le droit de me désintéresser du monde que  que je vais leur laisser ».

Une bien belle leçon, mais il y a tant d’individualisme et d’égoïsme dans le monde actuel que beaucoup pensent, comme cette femme « Je m'en fout, Moi d’abord! »

10/09/2017

"Ma Loire" en cette fin d'été

Avant hier je suis partie à vélo pour 25 km  sur la levée de  la Loire, rive droite, retour par la rive gauche, une sortie de 50 km ponctuée d'arrêts pour observer le fleuve.

J'avais été interpelée par la mort d'une dizaine de pauvres chiens qui avaient eu la malencontreuse idée de jouer dans l'eau. Des articles m'avaient renseignée sur les responsables, les cyanobacteries qui se développent dans une eau presque stagnante, trop chaude et envahie de micronutriments dus, encore une fois, aux activités humaines, autant les rejets urbains que les rejets agricoles. De plus en plus, dans toute la France, les rivières et lacs sont touchés par ces algues bleues qui peuvent être dangereuses aussi pour les hommes, plus encore pour les enfants. En Anjou la baignade, la consommation des poissons pêchés ainsi que les activités nautiques ont été réglementées, voire interdites selon les endroits.

Mon premier arrêt a été sur une cale que j'appellerai familiale tant elle a accompagnée notre vie depuis 1954. Non loin de chez nous, accueillante aussi bien pour les balades du dimanche en toutes saisons que pour les pique nique d'été, elle a été le témoin de tant de souvenirs heureux. Je ne connaissais que ses pavés, je découvre au delà une frange de "prairie" qui montre que le fleuve est décidément bien bas! Ici, une île sépare la Loire en 2 bras, celui que je longe ne coule quasiment plus et des mouettes semblent marcher sur une pellicule d'eau. Partout le sable affleure et l'eau ne court plus mais stagne entre les îles . Et tout favorise le développement de ces algues dangereuses.

Au fil des km, je découvre la même Loire paresseuse, avec les bancs de sable devenus iles, puis prairies, certaines avec des arbustes aussi haut que moi. Si le phénomène s'accentue, on pourra, comme dans le lit du Niger, (les 2 fleuves ressemblent beaucoup), y mener paître les vaches. Mais qui a encore 2 ou 3 bêtes à mener au champ chaque jour? Pendant cette sortie,  j'ai surtout vu des pépinières produisant graines fleurs et arbustes ainsi que des champs de maïs avec des arroseurs d'une longueur démesurée.

Sur l'autre rive, beaucoup plus sauvage, les "boires" sortes d'étangs laissés par la Loire à la fin de l'hiver ont disparues, devenues prairies elles aussi. 

Décidément, quand on aime ce fleuve depuis 85 ans, bien difficile de nier le changement de climat d'autant plus que la semaine passée, je suis allée découvrir la Maine et l'Authion qui ont encore plus piteuse mine! 
Le monde à bien changé, il change chaque jour, mais je ne suis pas sûre que ce soit pour le bien des générations futures.

07/09/2017

Encore merci au pape François pour ses écrits et ses paroles!

Deux infos aujourd'hui à propos du pape François . Le livre " Politique et Société, Pape François et Dominique Wolton" est paru hier. Pendant un an le Pape François a rencontré l'intellectuel français, Directeur de Recherches au CNRS pour une douzaine d'entretien sur tous les sujets de société.
J'ai déjà téléchargé ce livre sur ma tablette et je vais sûrement trouver matière à réflexions et des raisons d'espérer en l'Homme.
"François, le printemps de l'Evangile" voilà un autre très beau livre écrit par Frederic Lenoir et paru au début de l'année qui montre que ce Pape invite chacun à vivre selon les principes des Evangiles

Mais hélas, les catholiques ne l'apprécient pas tous , certains même lui refusant ce titre.
François arrive en Colombie aujourd'hui, la ferveur sera sûrement au rendez vous, mais les ultra catholiques se déchaînent. " Pape illégitime, faux Pape, faux prophète de Dieu, celui qui, selon la Bible octroie ses pouvoirs à Satan. "
Il faut dire que, chez une frange du catholicisme français, les critiques fusent aussi et on peut lire de virulentes critiques. Et le livre de Mario Politi, François parmi les loups" avait déjà alerté sur les difficultés à rapprocher l'église des problèmes de la société!

J'ai trouvé ce beau texte, prononcé par le Pape François après avoir reçu le Prix Charlemagne l'an dernier, prix décerné par l'Europe pour son engagement européen. Il devrait être approuvé, appliqué par tout être humain au nom de le religion pour les croyants, au nom de principes moraux pour les autres, pour aider à créer un monde harmonieux . Je crois même qu'il pourrait définir le socle de toute civilisation!

Voilà une partie de ce texte prononcé le 6 mai 2016
"Je rêve d’une Europe jeune, capable d’être encore mère : une mère qui ait de la vie, parce qu’elle respecte la vie et offre l’espérance de vie.

Je rêve d’une Europe qui prend soin de l’enfant, qui secourt comme un frère le pauvre et celui qui arrive en recherche d’accueil parce qu’il n’a plus rien et demande un refuge.

Je rêve d’une Europe qui écoute et valorise les personnes malades et âgées, pour qu’elles ne soient pas réduites à des objets de rejet improductifs.

Je rêve d’une Europe où être migrant ne soit pas un délit mais plutôt une invitation à un plus grand engagement dans la dignité de l’être humain tout entier.

Je rêve d’une Europe où les jeunes respirent l’air pur de l’honnêteté, aiment la beauté de la culture et d’une vie simple, non polluée par les besoins infinis du consumérisme .....

Je rêve d’une Europe qui promeut et défend les droits de chacun, sans oublier les devoirs envers tous."

Il n'y a rien à ajouter, mais hélas ce n'est qu'un rêve et pour l'Europe, dont trop d'habitants sont cantonnés dans l'égoïsme et l'individualisme et pour le monde dont la réalité se situe aux antipodes de ces principes.