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16/01/2017

La post-Vérité", mot de l'année 2016!le mensonge devenu "gouvernance du monde"!

Saviez vous que nous sommes entrés dans une nouvelle ère historique, l’ère de la « post vérité »? C’est l’hebdomadaire The Economist qui, dans son numéro de septembre 2016, a mis cette expression sur sa couverture. Et depuis le terme est repris à l’envie dans les médias. "Post-truth" (post-vérité) a même été désigné "mot de l'année 2016" par l'Oxford Dictionary. Selon le dictionnaire britannique, le terme est devenu "un pilier du commentaire politique",

 Qu’est ce que la post-vérité? en fait, c’est la calomnie, le mensonge, le mensonge affirmé droit dans les yeux, sans complexe et sans état d’âme. Le mensonge est devenu forme de gouvernance des états, dans la politique, la pub, la chimie, l’agrolimentaire, les laboratoires pharmaceutiques, l’industrie, le sport etc…et s’est répandu comme une trainée de poudre dans les réseaux sociaux.

 Depuis des années déjà, les climatosceptiques avaient élevé les fausses études, les livres de « commande » au titre de vérité et grâce à cette désinformation, ils sont devenus une force politique et sociale, experte dans cette manipulation des esprits.

 Et, en 2016, la « post vérité »est devenue une gangrène, la presse l’a bien compris et j’ai relévé les titres suivants : «  le recyclage permanent de l’intox » ou « l’engrenage infernal de la désinformation ». On triche, on manipule, on déforme, on raconte des histoires, c’est un fait reconnu, étudié, par les sociologues et bientôt plus personne n’y trouvera à redire!

Il paraît d’ailleurs qu’on n’ est jamais aussi cru que « lorsqu’on arrange la réalité à sa sauce »! N’est ce pas Goebbels qui dans ses écrits sur la propagande a dit «  Plus le mensonge est gros, mieux il passe ! »

Des exemples ? Il aurait fallu un énorme volume pour une seule compilation..

 - « Donald Trump a été élu a cause de moi », écrit un  créateur de sites  de fausses informations ( eh oui, çà existe )

Il écrit ; "Mes sites étaient tout le temps consultés par des fans de Trump (...). Ils ne vérifient rien, ils partagent tout et croient en n'importe quoi", explique Paul Horner au Washington Post, et il ajoute: « les gens sont juste de plus en plus bêtes. Plus personne ne vérifie rien. Trump a raconté ce qu'il voulait et les gens l'ont cru. Et quand ces choses se sont révélées fausses, les gens s'en moquaient, parce qu'ils avaient déjà accepté cela comme des faits. C'est vraiment effrayant. Je n'avais jamais rien vu de tel »,…  De son côté, la Russie a ajouté son grain de sel et … le tour a été joué. Effrayant en effet!

- La campagne du Brexit, dont le résultat a surpris, a vu fleurir les fausses infos et, des la nuit de son succès ,son principal instigateur, Boris Johnson a avoué que sa phrase choc : « Nous envoyons 350 millions de livres par semaine à l'UE. Utilisons-les pour nos hôpitaux." était un mensonge.

- En France les primaires et la présidentielle sont le champ de bataille d’un ramassis de « hoax » «  (bobards) ou Alain Juppé est devenu « Ali Juppé » avec sa photo en ayatollah et François Fillon … « Farid Fillon ». Quand au traitement de la gauche par leurs opposants, il y a de quoi être souvent écoeuré.

Avant de publier sur Facebook ou autre des infos glanées au fil des sites, il serait bon d’aller faire un tour sur le site « Hoax.com » ou l’on recense toutes les turpitudes inventées par des esprits malfaisants. Recue l’an dernier, envoyé par des « amis » une preuve de l’islamisation de la France, avait été recensée comme Hoax le 1 avril 2005 !. Mais il n’y a pas que ce site, quelques journaux même « classiques » dénoncent maintenant les fausses nouvelles, les bobards. 

Il y a  encore beaucoup a dire sur ce sujet, il y aura une autre note.

13/01/2017

Qu'en sera-t-il de la place des femmes dans la société future???

Je croyais en avoir fini avec le sort réservé aux femmes dans la société : 2 articles m’ont a nouveau fait réagir

Un article du Washington Post , relayé par Courrier International m’apprend que depuis janvier 2014, le nombre de femmes occupant la plus haute fonction politique dans leur pays est passé de 18 femmes chefs d’état contre 8 aujourd’hui !Le Washington Post a comptablisé les résultats de plus de 350 partis et candidats, à travers 105 élections présidentielles et parlementaires depuis janvier 2014.Sur la totalité de ces élections, vingt-huit comprenaient une candidate ou un parti politique dirigé par une femme. Elles se sont soldées par cinq victoires féminines seulement.

“Dans le monde entier, les citoyens n’ont plus élu directement une femme à la tête de leur pays depuis le Premier ministre norvégien Erna Solberg en septembre 2013

 Comment expliquer cela ? En grande partie par ”la montée d’outsiders populistes qui désavantage les candidates car ces mouvements avancent des positions plus conservatrices sur les droits des femmes, tout en dénigrant l’importance de l’expérience politique traditionnelle »

À l’aune de cette année 2017, 95 % des chefs d’État dans le monde sont des hommes

 Et ce matin, j’apprends que le Parlement Russe veut décriminaliser les violences domestiques , 368 députés ont voté le texte en première lecture, 1 seul a voté contre ! Le plus étonnant est que ce proijet est porté par une femme, député ultra conservatrice, qui estime , qu’on «ne veut pas de gens emprisonnés pendant deux ans et catalogués comme des criminels pour le reste de leur vie, pour une claque». Elle estime aussi que « les parents, en Russie, devraient avoir le droit de frapper leurs enfants car, dans la culture familiale traditionnelle russe, les relations entre parents et enfants sont construites sur l'autorité du pouvoir des parents, ».  Or 40% des crimes violents sont commis au sein de la famille , « 36000 femmes sont agressées chaque année par leur partenaire et 26000 enfants sont battus par leurs parents »

 Ce n’est pas en France, me direz vous ! Savez vous que le 10 janvier, Christophe Barbler, éditorialiste de l’Express a déclanché la polémique en affirmant que  l’égalité des salaires «  est une idée bien jolie mais elle est dangereuse pour notre économie ». Et oui ! «  Si on paye les femmes comme les hommes, à compétence égale »… on va ruiner l’économie. C’est drôle mais je croyais que c’était inscrit dans la loi depuis déjà un certain temps ! Or que voyons nous ? 26% de différence de revenu entre les femmes et les hommes, 13% à poste égal, et 42% au moment de la retraite.

Et ce n’est pas tout , sur le Figaro, il y a quelques mois, on nous expliquait que la construction de crèches permettait aux femmes de travailler à temps plein... occupant ainsi des postes que ne pouvaient plus prendre les autres. Bref, permettre aux femmes de ne pas devoir s'occuper toute la journée de leurs jeunes enfants augmentait le chômage.

Mes grands mères et tant de femmes de cette génération, ont lutté pour garder, après la guerre de 14 la place qu’elles avaient prise dans la société, elles qui avaient fait tourner l’agriculture, le commerce et l’économie toutes seules pendant près de 5 ans ! La génération de ma mère a inventé le féminisme et lutté pour affirmer ses droits au travail, au vote, à la politique, à l’épargne personnelle , etc…

C’est pour moi un sujet d’inquiétude, car actuellement il me semble qu’on cherche on replacer la femme à sa « vraie » place, mettre des enfants au monde et les élever. Les choses sérieuses sont affaire d'HOMMES!

10/01/2017

Rose et bleu... banalisation des stéréotypes du "genre" (2)

On m'a demandé si je pouvais indiquer les liens avec les notes de du 26 février au 5 mars 2014, sur le même sujet, les voici:

http://iletaitunblog.hautetfort.com/archive/2014/02/26/ro... 

http://iletaitunblog.hautetfort.com/archive/2014/02/28/ro...

http://iletaitunblog.hautetfort.com/archive/2014/03/03/ro...

http://iletaitunblog.hautetfort.com/archive/2014/03/05/ro...

C'est avec  l'histoire de ce père, trouvée  sur France TV infos que je vais terminer ce sujet. Guillaume commencé à rédiger avant Noël, une liste de jouets avec son fils de quatre ans. Ce dernier lui a demandé si les garçons  «peuvent» aussi jouer avec les poupées. Sans trop réfléchir, son père a répondu : "C’est plutôt pour les filles, mais tu peux très bien avoir ça si tu veux, c’est aussi pour les garçons." 
Quelques jours plus tard, à table, l'enfant redemande : "Mais les poupées, c’est pour les filles ? » Alors le père comprend que le petit a envie d’une poupée mais l’impression de ne pas y avoir droit, à cause de son sexe"

Il raconte son histoire sur Twitter et est stupéfait de lire des réponses telles que
- Ton fils est déjà un petit PD a son âge? Vraiment incurable cette maladie!
- Attention tu risques d’en faire un vil homosexualité pédophile
- Des grandes baffes et un paquet de pokémon pour ton fils
- Le jour où je vois mon fils jouer à la poupée, il prend 2 gifles et ira faire de la muscu à 10 ans.
Heureusement, beaucoup approuvent le choix des parents: … une poupée pour le Noël du petit

Guillaume a compris que la société a déjà appris a un garçon de 4 ans que, s’il est normal, il ne doit s’abaisser pas à jouer avec des jouets de « filles », fille avec le sens le plus péjoratif qui soit!
Car pour tous ceux qui ont répondu sur Twitter avec sexisme et homophobie, « la femme est toujours ce petit animal, à l’instinct maternel développé, destiné à de petits travaux subalternes, de préférence chez elle et qui, par nature n’est que faiblesse », petit animal qu’ils méprisent.

Cette histoire me touche car elle me rappelle la mienne,  celle de la charrette et du cheval pour moi, de la poupée pour mon cousin  il y a 80 ans!...racontée dans la dernière note indiquée plus haut!

Mais pourquoi cette ségrégation sexiste ridicule s’aggrave -t- elle a notre époque? Pourquoi un retour à un certain obscurantisme? Pourquoi les filles reléguées aux rôles subalternes? Et pourquoi avec la complicité de certaines mères?

Une institutrice d’aujourd’hui me confiait être étonnée du nombre de petites   "Lolita de 8 ans"   que leur mère élevait « pour  séduire, entrer à la Star Académy et rencontrer le prince charmant ».

Dans les années 50//80, mes mères paysannes pour la plupart, fussent-elles très pauvres,  souhaitaient que leurs filles s'élèvent dans l'échelle sociale,  avec le meilleur métier possible.