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Réflexions après l'émission " La Grande Malbouffe" sur Arte

Hier soir, Arte a diffusé le documentaire « la grande Malbouffe ». Je l’avais regardé en avant première sur le site car j’aime bien arrêter l’émission pour prendre des notes et ajouter des réflexions. . Je travaille souvent ainsi pour des sujet dont je parle dans mon blog. Après, je cherche des articles et souvent des livres me permettant de traiter un sujet!

 

J’ai apprécié la manière dont s’est déroulé ce documentaire, en le rendant très vivant. Partant d’un produit très connu «  le Cordon Bleu », on nous a démontré comment ce plat qui, fait maison , contient 5 ingrédients, en nécessite plus de 30  pour son homologue industriel. Avouez que c’est intrigant! 

Pourquoi la malbouffe s’ implante- t-elle chaque jour un peu plus dans notre quotidien?  L’OMS ne cesse de répéter que l’épidémie d’obésité mondiale qui sévit depuis plusieurs décennies est notamment liée à la consommation de produits issus de la restauration rapide. Or l’obésité et le surpoids sont deux facteurs de risque reconnus d’apparition de maladies chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires, le cancer et le diabète…. et favorisent la dangerosité d’un virus tel que le Covid 19!

Je pensais depuis longtemps que la publicité était responsable d’un tel engouement. Pour le monde entier, j’ai trouvé 5,87 milliards de dollars de pub dépensés pour nous formater a privilégier les aliments ultratransformés, mais c’était en 2011… combien maintenant? 

Heureusement, j’ai trouvé des chiffres récents dans une étude publiée dans Sciences et Avenir. et  concernent la France avec des comparaisons en  2012, 2015 et 2018

« En 2018, les dépenses publicitaires pour les entreprises de restauration, de boissons et de restauration dans tous les médias se sont élevées à 1,1 milliard d’euros, représentant 9,3% de toutes les dépenses publicitaires estimées pour cette année.

Sur ces 1,1 milliard d’euros, 60% sont attribués à la télévision et 20% à Internet. Alors que la télévision reste la plateforme publicitaire de choix pour les entreprises du secteur de l’alimentation et des boissons, elle a diminué depuis 2015 (67%) et 2012 (63%), ce qui peut être largement attribué à une augmentation des dépenses Internet.

En ce qui concerne les dépenses des entreprises individuelles, la chaîne de restauration rapide McDonald’s s’est révélée avoir investi le plus dans la publicité alimentaire en 2018 (242 627 €), suivie du fabricant de Nutella Ferrero (230 102 €), du géant alimentaire suisse Nestlé (179 383 €) et de la confiserie Mondel Mondz International. (111 629 €).

Avec Lactalis Group, Orangina, Suntory France et Coca-Cola, ces sept annonceurs représentent un tiers (31%) des dépenses publicitaires totales….. » 

Mais  j’ai aussi découvert, une fois de plus, l’influence des réseaux sociaux. 

La page Facebook de Coca-Cola compte 107 millions de fans, celle de McDonalds 79 millions. Cela permet aux industriels de s’implanter dans des pays qui ont une tradition culinaire différente. L’apparition des "fast-food" a augmenté  la quantité de lipides ingérés, jusqu’à 40% de l’énergie totale quand ils ne représentent que 16% de l’énergie totale dans un repas traditionnel.  et non seulement les matières grasses, mais le sel, le sucre et une infinité de produits industriels! »

De plus, avec la norme de Nutri-Score, on a pu constater que les investissements publicitaires dans tous les médias pour les produits alimentaires avec un classement Nutri-Score de D et E – c’est-à-dire des aliments de qualité nutritionnelle inférieure – représentaient près de la moitié (48%) des dépenses totales de publicité alimentaire pour cette année »

Et voilà pourquoi l’obésité a triplé depuis 1975!

Pourtant une réglementation existe mais elle est très laxiste en France! On inscrit au bas de l’écran «  éviter de grignoter entre les repas  », «  éviter de manger trop de sel, de sucre ou de matières grasses  », «  faire régulièrement de l’exercice  » et «  manger au moins cinq portions de fruits et légumes chaque jour  »…. ce dont tout le monde "se fout"!!!!!

« Et de plus, l’augmentation du temps passé sur Internet et a la télé par les enfants et les adolescents suggère une exposition beaucoup plus massive aux publicités [HFSS foods], sans qu’il soit possible à ce jour de le mesurer, mais pour lequel la surveillance semble également tout à fait nécessaire".

Mais de cela et de ses conséquences, je parlerai a la fin de la semaine

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