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28/05/2020

Retour au bercail de la vieille ... contestataire

Je suis rentrée hier soir chez moi, après une dizaine de jours de déconfinement réussi. Et oui, réussi!  J’ai  beaucoup de chance car, géographiquement, j’avais la  possibilité d’un réel épanouissement!

Vie en camping car entourée d’une Nature luxuriante, plus belle que jamais et chaque après midi, vélo en bord de mer. Une vie authentique sans télé ni radio, détachée de la  paranoïa ambiante qui n’a pas dû cesser puisque ... je le retrouve intacte en revoyant  les infos.

Une telle «  mise en condition » de la terre entière sans aucun moyen de s’en sortir si ce n’est de jeter tous ces « outils de propagande » par la fenêtre n’a été expérimentée que par les Nazis avec le maître à penser - et à laver le cerveau-  de tous les Allemands .... Goebbels!

Le système a si bien marché qu’il a été maintes fois repris depuis.

J’ai toujours été légaliste, respectueuse des règles et des lois, et respectueuse de ceux qui les édictaient, même quand je n’avais pas voté pour eux. En 88 ans de vie, j’ai contesté oui, mais m’insurger comme aujourd’hui, je n’aurais jamais osé!

C’est la première fois que je comprends qu’il existe des complotistes , car à quoi rime ce comportement de nos dirigeants vis à vis d’un petit virus qui ne tue, hélas beaucoup trop mais surtout les faibles vieux et malades souvent? Avec une immunité déficiente ... à cause de notre civilisation.

On parle de la situation aux USA, en Amérique latine mais qui n’a pas été frappé en descendant de l’avion dans les aéroports américains par le nombre impressionnant d’obèses Blancs ou Noirs, obèses dont le poids fait paraître presque normaux les obèses français. Et déambuler dans les rues accentue  encore cette impression!

La bas, si vous faites la taille 38, vous paierez cher pour vous habiller, si c’est 48 a 58, c’est donné. Cherchez l’erreur! C’est sûrement ... plus vous êtes pauvres, plus vous êtes gros!

En Amérique latine, j’étais au Mexique en 1989, une de mes amies photographiait les femmes surtout mangeant glaces et autres nouveautés  venues d’Amerique, et sirotant coca cola ou soda toute la journée. «  Tu verras, me disait mon amie, comment elles vont devenir »

Quelques années plus tard, je suis au Guatemala et on nous accueille dans une plantation de café... équitable...où nous avons appris des choses énormes sur l’exploitation de ces populations et la fabrication de notre café aux marques mondiales. Mais nous avons aussi entendu que les Américains  leur avaient fait « abandonner leurs cultures de subsistance et leur avaient appris à se nourrir comme eux ». Ce brave producteur avait mal admis qu’on remplace les cultures indispensables à la nourriture des populations pour «  les plus grandes serres de rosiers du monde » pour citer un exemple et exploitées par les Américains, bien sûr.

Depuis la dernière guerre, au nom du progrès, de la science que ce soit alimentation et mode de vie, on a du tout abandonner...  tout le savoir que les hommes avaient mis des milliers d’années à accumuler.

On a tout condamné... et jeté! Et pour en arriver à un minuscule virus qui est en train de tuer beaucoup oui.... mais qui va enrichir exponentiellement les riches, plonger dans la pauvreté les vrais travailleurs et faire mourir de faim les plus démunis. Il y aura beaucoup plus de victimes des conséquences du virus que du virus lui même mais ça, on ne nous en parlera pas! Ou si peu!

Est-ce cela la civilisation? J’ai des doutes et je voudrais pouvoir en parler avec mes grands parents, nés dans les années 1880, pauvres oui, mais pleins de bon sens et d’intelligence qui parlaient beaucoup de l’avenir qu’ils imaginaient meilleur et plus heureux pour TOUS!

Je crois qu’ils penseraient que le monde est devenu fou

23/05/2020

Intéressant point de vue! Merci, Bastamag

J’étais heureuse de trouver ce matin  sur Bastamag un article très intéressant qui corrobore tout ce qui a été écrit au sujet de l’environnement et de la santé depuis des décennies. Depuis les années 1980  ... j’ai peu à peu découvert, lu et étudié, ...tout qu’on a caché le plus possible et que pas grand monde n’a voulu entendre.

Chimiste et toxicologue, André Cicolella est président du Réseau Environnement Santé et également enseignant en santé environnementale à l’École des Affaires Internationales à Sciences-Po Paris.

Le titre de l’article : « Une population fragilisée par les maladies chroniques est plus vulnérable au coronavirus ».

Voici un résumé de l’article avec les citations d’André Cicocella.

La crise du coronavirus n’a pu se développer que parce que les maladies chroniques ont pris une importance épidémique. C’est pourquoi c’est le moment de changer de paradigme.

«  Le constat est établi que les victimes du Covid sont les malades chroniques à savoir les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète, d’hypertension de maladies respiratoires et de cancer. Ce qui joue n’est pas l’àge mais bien l’état de santé »

 

Car le nombre de ces maladies a doublé entre 2003 et 2017. Et pas à cause du vieillissement mais à cause des changements environnementaux. Et comment agit notre système de santé ?

«  Notre système de santé s’intéresse à la maladie quand les gens sont malades. L’enjeu est de s’intéresser à la vie avant et cela s’appelle la santé environnementale. On va agir sur l’environnement pour diminuer les facteurs de risque qui génèrent la maladie »

Tant de facteurs contribuent à ces maladies: la malbouffe avec les aliments ultra transformés , la sédentarité, la pollution extérieure et ....intérieure qu’on a tendance à oublier, l’agriculture intensive et les pesticides etc... tant de causes multiples qu’on étudie dépuis les années 60... mais que le bon peuple doit ignorer.

Car les plus touchés par le coronavirus sont les régions le plus pauvres où il y a le plus d’obèses et de maladies dites de civilisation. Dans les Hauts de France premières fauchées  par le Covid qui sait que l’obésité a progressé de 61,5% depuis 1997?

« Si on considère que l’âge est responsable, la conclusion est que vous n’y pouvez rien: vous êtes vieux, point. Si c’est l’environnement par contre, on peut y faire quelque chose. En France, notre politique environnementale est au point mort »

On ne peut pas dire que les choses avancent vraiment, un pas un avant, un en arrière, les lobbies sont tellement forts et tiennent les médias entre leurs mains. Et puis, regardons autour de nous, tant de nos voisins, amis etc... n’ont pas tellement envie de changer de paradigmes et cela malgré le coronavirus.

Pourtant on prédit de nouvelles pandémies qui pourraient être pires. Et c’est normal on fait tout pour induire ces nouvelles épidémies et ...les défenses immunitaires baissent de generations en générations sous l’effet de la vie ... dite moderne!

Que ne nous a t-on pas fait gober depuis la dernière guerre au nom de cette soi disant modernité et j’aurai beaucoup de souvenirs à raconter à ce sujet!

21/05/2020

Épidémies du temps passé, toujours vue par une contestataire!

De 1926 à 1981, ce sont 65 ans passés dans les écoles par  ma mère: 35 ans, et moi: 30 ans. Pour nous 2 début de la carrière à la campagne dans une toute petite école ( ma mère une classe unique garçons et filles dédoublée alors qu’elle avait 52 élèves de 4 à 14 ans dans sa classe, pas très grande... et oui, c’était dans les années 1930/40) et nomination en ville en fin de carrière.

En avons-nous vu passer des épidémies, appelées simplement maladies de l’enfance et que chacun s’attendait à subir. Rougeole et rubéole, varicelle, oreillons, coqueluche pour les plus répandues.

On nous les présente maintenant comme des maladies redoutables.

La plus fréquente, évidemment c’était  la rougeole! De nos jours un cas quelque part, le pays est en émoi, les médias en parlent ... et tous les parents ont peur!

Or en   65 ans nous n’avons pas vu un seul cas mortel de rougeole, ni même une hospitalisation. L’éviction était de15 jours. Bien des mères étaient prêtes à nous remettre leurs enfants  avant. De plus comme ces braves femmes faisaient jouer et coucher les enfants ensemble ( pour qu’ils soient tous atteints en même temps!). N’oublions pas qu’elles avaient le plus souvent de 5 à 8 enfants,

L’épidémie vidait une tranche d’âge de l’école mais ne durait pas longtemps. Et c’était l’étonnement des mères de constater à la fin que certains enfants n’avaient rien attrapé. On avait pas encore  inventé le terme immunité et «  porteur sain ». Une mère m’a même dit un jour « Celui la, il doit être réfractaire aux microbes, il n’attrape jamais rien! »

Quant aux autres épidémies « on n’en faisait pas de cas » ( expression populaire très employée car il y avait tant de choses qui nous inquièterait maintenant et dont on « ne faisait pas de cas ».

Bref 65 ans d’enseignement et pas un mort de maladies infantiles. Ma mère a eu 2 élèves décédés l’une d’un méningite et l’autre infection pulmonaire, moi 0 et mon mari qui a toujours été mon directeur...2 ... en fin de carrière... d’un cancer! Tiens dans la décennie 1980/90, çà commençait à se répandre.

Et je veux raconter une épidémie qui a touché le moitié de ma classe de maternelle dans un petit bourg en 1954!

Un beau jour un enfant arrive avec les yeux jaunes, à midi sa peau est jaune et le soir le médecin diagnostique une hépatite bien sur.

Seulement le lendemain ils sont plusieurs et la série continue. Je consulte les instructions, rien à ce sujet. Je file donc demander conseil au médecin pour l’éviction du malade et des frères et sœurs.

Beaucoup de décontraction de cet homme qui me dit... « aucune éviction pour le malade, quand aux frères et sœurs vous les accueillez. L’épidémie finira comme elle a commencé »

Et oui, autre temps... autres mœurs, dit-on! Effectivement une bonne moitié de ma classe est devenue jaune sans troubler ni parents,ni enseignants, ni même le médecin du bourg! Personne ne s’est demandé qu’elle pouvait être la cause de cette épidémie insolite ... qui a subitement disparu, et n’a laissée aucune trace dans la vie du bourg.

Je regrette cette sérénité devant les aléas de la vie. Et j’en reparlerai dans ma prochaine note.