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Environnement - Page 26

  • Un choc! Fukushima, récit d'un désastre ( Michaël Ferrier)

    Le 1er mai, on m'a prêté le livre de Michaël Ferrier, « Fukushima, récit d'un désastre » (éditions Gallimard ) paru en 2012.

    Professeur de littérature à l'Université de Tokyo depuis une vingtaine d'années, contrairement à tant d'autres expatriés, il n'a pas souhaité s’enfuir, mais au contraire aller sur le terrain, et rendre compte lui-même de la catastrophe  tant sur le plan humain, écologique, sanitaire, logistique, que technologique. 

    J'ai plongé dans ce livre dès mon retour chez moi et n'ai pu l'abandonner qu'à la dernière page. 

    Que de découvertes, que de réflexions suscitées!

    " Aussi désespérant que souvent drôle "a écrit Télérama, ce livre ne saurait laisser personne indifférent et doit faire réfléchir au problème du nucléaire, même ses plus fervents partisans!

    l y a beaucoup de dignité dans ce récit, à l’image de celle dont les les Japonais ont fait preuve en ces tristes jours. 

     

    Deux phrases m'ont particulièrement frappées: 

     Fukushima [...] n'est plus que le synonyme confus d'une catastrophe sans ­véritable nom, dont on perçoit mal les causes, dont on ne distingue pas les contours et dont on n'imagine pas encore toutes les conséquences ».

    « Les morts de Fukushima ne sont plus des morts : ce sont des déchets nucléaires. »

     

    Dans une autre note, je citerais de nouveaux passages très forts , mais la conclusion de celle ci est empruntée à un autre auteur , l'écrivaine japonaise Yoko Tawada, qui vit à Berlin .

    "Les morts de Fukushila sont des victimes de quoi, de qui ? D'un système industriel et politique cynique, qui, au développement économique et militaire du pays, a sacrifié des régions entières et des milliers d'individus,"

     

    2 ans après la catastrophe, il est bon d'essayer de comprendre: un blog a été entièrement consacré à la catastrophe et à ses répercussions dans le monde. Il est instructif d'aller un jeter un oeil!

  • C'est la faute des chats!

    Certaines infos prêtent à rire! Il y a quelques jours une très sérieuse étude affirmait que les chats, ces animaux qui nous sont si chers,  se révèlent être "de terribles prédateurs achevant par milliards les oiseaux et petits mulots des Etats Unis".

    L'étude incrimine d'abord  les chats errants évalués entre 30 et 80 millions mais aussi les chats ayant un maître  (environ 80 millions). C'est vrai que le total est impressionnant. 

    Les chats sont considérés maintenant " comme une des pires espèces invasives qui contribue  à la disparition d'oiseaux, de reptiles et de mammifères". 

    De plus, ils sont indirectement responsables de la disparition d'autres prédateurs car "ils  entrent en compétition avec d'autres espèces pour qui c'est la seule nourriture". 

    Les chats errants ont encore l'excuse de tuer pour se nourrir mais que dire de nos chats choyés qui tuent pour le plaisir!

    Les scientifiques auteurs de l'étude veulent "une prise de conscience  de l'impact écologique des chats et un changement de comportement à leur égard".


    Curieux, jusqu'à présent, les scientifiques accusaient plutôt les cultures industrielles à base de pesticides et insecticides dans l'indéniable  disparition des oiseaux.

     

    Dans une note, (du 6/08/2012 " Détente sur la côte de l'Aiguillon"),  après une balade à vélo dans le marais Poitevin, j'avais écrit combien j'avais eu de peine en constatant que pas un oiseau ne s'envolait devant nos roues. Dois-je  imaginer maintenant  une horde de chats affamés  décimant les oiseaux de mon enfance, avalant dans leur boulimie frénétique jusqu'aux papillons  voletant le long des canaux!  

    J'ai plutôt tendance à incriminer les grands champs de maïs et de tournesol qui ont envahi le marais éliminant canaux, chemins et bosquets…. et les traitements qu'ils subissent.

    Pauvres chats  comme ils sont devenus de faciles boucs émissaires!

    En rédigeant cette note, j'écoutais les infos sur Arte et une rubrique parlait du drame de la disparition des abeilles, car il faut maintenant , aux USA justement, en  importer des millions pour polliniser les fleurs.

    Quels  prédateurs d'abeilles  pourraient  trouver les scientifiques de cette étude?

  • Preuves du réchauffement climatique

    Je fréquente volontiers les sites de la NASA ou de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration ) qui présentent des tableaux et des graphiques irréfutables,  sans extrapoler. Je consulte souvent  la rubrique réchauffement climatique. Un seul ennui, mon niveau d'anglais insuffisant en termes techniques m'oblige souvent à recourir à une traduction. J'ai constaté que chaque mois  de 2012 a  battu des records de chaleur.

    Aussi je ne suis pas étonnée du bilan global; cette année est la plus chaude enregistrée  pour les Etats Unis  avec une température moyenne de surface d'environ 13°C, ce qui est 1,8°C au-dessus de la moyenne du 20e siècle et 0,5°C supérieur au précédent record établi en 1998. 

    En 2012, l 'Amérique a subi  - le printemps le plus chaud 

                                                         - le 2ème été le plus chaud

                                                         - le 4ème hiver le plus chaud,

    depuis le début des relevés réguliers.

    Globalement, à l'exception de 1998, les 9 années les plus chaudes enregistrées ont toutes eu lieu depuis 2000. C'est également la 36ème année consécutive avec une température moyenne supérieure à la moyenne du 20ème siècle.

    Et 2012 a été la seconde année "la plus extrême" en termes de records de températures, de précipitations et de cyclones aux Etats-Unis, signe du réchauffement climatique dû à l'augmentation des quantités de gaz à effet de serre que nous rejetons dans l'atmosphère.

    Le 21 janvier, le président Obama a fait une référence directe au changement climatique, parlant du jugement sans appel de la science ("overwhelming judgment of science") et des évènements climatiques extrêmes qui en attestent.

    Mais le plus parlant est ce tableau ou s'inscrivent des courbes similaires établies par 4 organismes reconnus mondialement utilisant des données et des méthodes d'analyse différentes mais arrivant aux mêmes conclusions. 

    Que dire de plus? que, près d'Angers, 15° sur une  fenêtre au nord un  30 janvier c'est bien agréable ou penser aux générations futures qui n'apprécieront pas la Terre reçue en héritage.

    La crise écologique est pour beaucoup une idée plus qu'une réalité. Et, comme l'écrit un chercheur américain: " Nous avons formé toute une génération à industrialiser la planète sans leur avoir expliqué le fonctionnement de la biosphère et de l'écosphère sur laquelle ils agissent. Et maintenant , nous sommes dans une course entre éducation et catastrophe".

    C'est pourquoi on parle maintenant d'éco-psychologie et d'éco-alphabétisation pour  essayer de ne pas franchir le seuil de l'irréversible!