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Environnement - Page 27

  • Les Sables d'Olonne et la nostalgie!

    WE passé aux Sables d'Olonne dans la maison familiale. Coefficient d'environ 80, temps médiocre, mer agitée et tempête,  sauf durant l'après midi où François Gabart aurait eu besoin de vent! 

    J'arpente cette plage depuis plus de 60 ans et pendant une cinquantaine d'années auprès de ma mère, experte  en biologie marine. Sa superbe collection de coquillages, (superbe! moins  par la beauté esthétique que par le nombre de coquillages de toutes tailles), provient en partie sur cette plage. Parcourant les "laisses de mer" chaque jour, elle revenait souvent avec un "trésor", quelquefois une coquille de quelques cm qu'elle ajoutait fièrement sur les étagères de sa vitrine, avec quelques mots indiquant famille, nom, caractéristiques  et  provenance . Souvent elle s'étonnait de tant de découvertes insolites sur cette plage!

    En ce WE d'hiver, je parcours  les flaques et les rochers connus, chemin de souvenirs.  Hélas, je ne trouve qu'un désert!

    Pas tout à fait, les pignons sont toujours là! De leur vrai nom " donax", ils ont toujours  toujours fait l'objet d'une pêche locale, comme la vieille chanson du folklore sablais nous y invite : "Pigne, gratte, pigne, gratte, la coquille est au sillon, pigne, gratte, pigne, gratte, pêchons nos jolis pignons. " chanson dont la chorégraphie en costume est très plaisante.

    Mer montante ou descendante, les yeux au sol, je scrute des  centaines de mètres de "laisses de mer":  des pignons en quantité, mais aussi  des moules, des huitres, quelques patelles, des débris de "couteaux"…. , mais surtout des restes de notre civilisation et des millions de billes de polystyrène

    Grattons un peu les algues dans l'espoir d'apercevoir les "littorines jaunes", des" porcelaines appelées grains de riz" , ou des "turritelles", toutes espèces communes que mes enfants connaissaient si bien à 5, 6 ans. Non décidément il n'y a rien, et je me revois ramasser des palourdes le long de ces "coursives"!

    Alors je pars errer entre les flaques et autour des rochers auxquels les pêcheurs de la famille avaient tous donné un nom. Mettre un doigt dans une flaque faisait naître toute une agitation: crabes et crevettes fuyaient, anémones agitaient leurs pétales, on trouvait patelles et  bigorneaux vrais ou faux,  étoiles de mer et  drôles de bêtes anonymes. Les mares sont lisses et vides.

    Une maman flanqué d'un tout petit étrennant une épuisette passe de flaques en flaques. Comment expliquer, faire aimer la mer alors que l'épuisette ne ramène que quelques fragments d'algues?

    Et j'aborde la petite anse où nous cherchions des vers pour les mémorables parties de pêche aux bars, dorades et autres. Même là, c'est le grand vide, où sont les tortillons indiquant qu'ici il fallait donner un bon coup de pelle? Mais à quoi bon? il n'y a plus de poissons, donc plus de pêcheurs posés des heures durant comme des oiseaux de mer sur les rochers.Tout un groupe d'amis  vivait intensément ces parties de pêche ...de  jour, de nuit dont ils ne revenaient jamais bredouille.

    Je rentre nostalgique de nos journées passées sur cette plage qui n'était uniquement un lieu où on s'étendait sur une serviette,  mais un lieu de vie aux activités diverses et infinies, où on vivait au rythme des marées,  où les enfants apprenaient la beauté, la richesse de la mer, apprenaient surtout  à respecter la Nature et la Vie. 

    L'an dernier, je cherchais en vain, dans les Marais de la Tranche, les oiseaux , les insectes et les papillons, ici, j'ai cherché la Vie et je ne l'ai pas trouvée. 

    Dans les années 70, j'ai pris conscience de la responsabilité de l'homme dans la dégradation de la Terre avec le livre " Quelle terre laisserons nous à nos enfants?" Je repense à cette lecture en rentrant à la maison familiale .

  • Rapport de la Banque Mondiale sur le Réchauffement Climatique

    Il faut parfois se pincer pour croire ce qu'on découvre: un rapport très alarmant sur le réchauffement climatique vient d'être publié par… la Banque Mondiale!

    Son président écrit: "J'ai l'espoir que ce rapport nous fasse un choc tel qu'il nous pousse à agir. Il s'agit d'une tentative rigoureuse des conséquences probables et des risques associés à un réchauffement atteignant 4°C d'ici la fin du siècle"

    Le rapport a été rédigé pour le compte de la Banque mondiale par le Potsdam Institute for Climate Impact Research et Climate Analytics.

    Il explique que les mesures  prises ne réduiront pas les émissions de gaz à effet de serre, et,  pire, que les engagements actuels nous mènent à une hausse de plus de 4°dès les années 2060, et de plus de 6°C au cours du siècle suivant.

    Le monde serait confronté à "des vagues de chaleur sans précédent, de graves sécheresses, d'importantes inondations dans de nombreuses régions, avec des cyclones et tempêtes en grand nombre, Tous ces phénomènes  auraient  de sérieuses répercussions sur les écosystèmes."

    Parmi les zones les plus vulnérables, les bassins soumis à un régime de mousson, tels que celui du Gange et du Nil, verraient leurs débits augmenter jusqu'à 40% tandis que le Danube, le Mississippi, l'Amazone verraient leur débit baisser de 40 à 80%. La hausse des mers, (50 cm à 1m) en particulier dans les deltas (Bangladesh, Égypte ou Viet Nam),  ferait disparaître les basses terres et l'impact sur l'alimentation serait plus important du fait de la salinisation des nappes aquifères. 

    En France, la Vendée et les  Charentes**, le pourtour méditérannéen ou encore le nord de l'Europe seraient touchés.

    "L'élévation de la température de 4° entraînera une remise en cause substantielle de la sécurité alimentaire du monde  et un déplacement de population de grande envergure qui aura  des conséquences sur la sécurité humaine, ainsi que sur les systèmes économiques et commerciaux".


    Et la conclusion n'est pas rassurante: "Au vu des incertitudes qui continuent à planer sur la véritable nature et l'ampleur de ces conséquences, nous n'avons aucune certitude qu'une adaptation de notre  planète a + 4°C est possible".


    Il existe pourtant des alternatives, expliquent les savants:

    "Diviser fortement les émissions du secteur des énergies fossiles, ce qui implique de ne pas poursuivre le développement massif des hydrocarbures non conventionnels comme les huiles et gaz de schiste, développer les énergies renouvelables pour fournir jusqu'à 50 % de l'énergie d'ici 2050, isoler mieux dans le secteur du bâtiment, favoriser les transport en commun ou encore limiter les émissions de méthane du secteur agricole. Ce sont des voies à mettre en œuvre aujourd'hui de façon volontariste pour éviter de le faire de manière contrainte et dans la panique dans quelques décennies."

     

    Mais ce que nous rabachent les médias, c'est ….présidence UMP, mariage gay, émigrés, islam, etc…

    Qui parle de ce rapport? tout ce qui divise et attise la haine  est tellement plus porteur que l'avenir des générations futures. 

     

    **Au temps des Romains, le fameux golfe des Pictons, s'enfonçait jusqu'aux alentours de Niort!  Au bout d'un champ de mon grand père, une falaise marquait la côte des temps passés et, petite fille, j'imaginais, la mer à ses pieds!

  • A propos du cyclone Sandy

    C'est avec beaucoup d'étonnement que sur le site de " Planète-Infos", j'ai lu le titre suivant:

    "Sandy: comment un cyclone modeste a fait trembler les Etats Unis"

    Modeste … il me fallait lire l'article dont voici la première phrase:


     "Suivi depuis plusieurs jours et après avoir sinistré une partie des Caraïbes, cet ouragan impressionnant  par sa taille mais de faible intensité, a littéralement fait trembler les Etats-Unis en empruntant une trajectoire peu commune où l'extraordinaire densité des activités et des populations laissait entrevoir, pour certains, l'apocalypse... rien de moins".

     Des mesures exceptionnelles ont été prises qui contrastent avec la faiblesse de Sandy, un cyclone de catégorie 1 avec des vents maximum de 145 km/h,  très éloigné de l'apocalypse!

    C'est une modeste tempête, mais elle a suivi une trajectoire peu commune, dans une région très urbanisée,  avec de nombreuses activités économiques, région comprenant New-York peuplée de plus de 22 millions d'habitants. La seule chose exceptionnelle, c'est sa taille colossale  (1 600 km de diamètre) 

    Conclusions de l'article: "Sandy est une grosse tempête mais elle affecte 20% de la population américaine  et les dégâts économiques sont estimés entre 10 à 20 milliards de dollars".

     

    On a un peu oublié qu'avant d'arriver en Amérique Sandy est passé en Jamaïque, à Haïti et à Cuba, alors qu'il était un cyclone de catégorie 2 avec des vents à 165kml/h.

    A Haîti, il a déversé en moins de 24 heures plus de 50 cm d'eau de pluie, détruit 70% des récoltes  et causé de lourdes pertes de bétail. Les inondations qui ont suivi,  polluant les réserves d'eau potable,  favoriseront le développement du choléra, épidémie qui sévit déjà sur l'île depuis deux ans. 

     

    Ces épisodes extrèmes deviennent de plus en plus fréquents; Il faut savoir que la dernière décennie a connu un nombre record de précipitations extrêmes et dévastatrices: inondations dramatiques au Pakistan en juillet 2010 (20 millions de personnes affectées et au moins 3 000 morts), Est de l'Australie en décembre de la même année (épisode le plus intense dans le pays depuis 1900).

    Pour les scientifiques de l'université de Potsdam, ces épisodes de pluies intenses sont à lier avec le changement climatique, du moins aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, où des statistiques existent depuis plus d'un siècle. Ainsi, les précipitations extrêmes  ont augmenté d'un tiers au cours du siècle dernier aux Etats-Unis. Et en Europe, les pluies extrêmes hivernales ont été multipliées par huit depuis 150 ans. 

    30-10-Une-Utnereader.jpgLa dernière information glanée dans Courrier International était peut-être, prémonitoire? En choisissant de consacrer sa une au changement climatique, le magazine alternatif "Utne Reader"  a anticipé sur la tempête qui a déferlé sur la côte est américaine. La couverture de son dernier numéro montre la statue de la Liberté les pieds dans l’eau, portant un gilet de sauvetage et tenant sous le bras le livre d’Al Gore Une vérité qui dérange, alors qu’un bateau de touristes continue sa croisière dans la baie d New York comme si de rien n'était!

    Le 25/10/2011, à propos de Bankgog appelé à être engloutie, j'avais écrit: "Canton, New York, Calcutta, Shanghai, Bombay,  Tokyo, Hong Kong sont parmi les villes les plus exposées aux conséquences des changements climatiques, celles qui peuvent disparaître avant la fin du siècle".