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Environnement - Page 17

  • ... et pour que vive " l'Age de Faire"!

    Comme promis, aujourd’hui, je veux présenter « l’Age de faire ». Ce journal, sorti pour la première fois en octobre 2005, est surtout axé sur les alternatives concrètes : économie solidaire, énergies vertes, agroécologie, aide au tiers monde, etc. Depuis 2011, il appartient  à une Sarl Scop. La diffusion est essentiellement assurée par ses lecteurs par un système de coopération et par abonnements. On le trouve également dans les biocoops, épiceries équitables, associations écologiques. Je l’ai découvert dans l’Amap dont je suis adhérente et on nous a proposé un abonnement groupé pour ceux que çà intéressait.

    Je n’ai pas hésité car, là encore, je trouve des raisons d’espérer et son sous-titre « des outils pour réinventer le monde » me plait bien! C’est un journal positif qui montre ceux et de celles qui expérimentent localement, humblement, simplement  des solutions pour un monde plus adapté à l’homme.

    Les centres d’intérêt sont les plus divers.  Dans le dernier numéro je découvre : electrosensibilité, idées revues sur les pauvres, ferme des mille vaches, écologie en Croatie, reverdir le désert  et un excellent dossier sur la Palestine. Le dossier du mois dernier s’appelait «  de la terre à la bouteille », il traitait du vin, pas de doute, les sujets sont très variés.

    Aujourd’hui, ce journal demande surtout qu’on l’aide à trouver les lecteurs qui lui manquent pour atteindre l’équilibre. J’ai donc abonné celui de mes enfants qui ne l’était pas encore, qu’est ce que 20€ pour soutenir une cause noble et juste?

    C'est pourquoi j'ai tenu a présenter ce journal sur mon blog.

     

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    http://www.lagedefaire-lejournal.fr/

     

     

    Qu’est ce que faire du journalisme digne de ce nom ? J’ai trouvé une jolie formule de Claude Julien, ancien directeur du Diplo, le Monde Diplomatique, c’est …  « briser le cloisonnement des domaines de compétences, solliciter en même temps l’économiste et le poète, le sociologue et l’artiste ; chacun enrichit la compréhension des autres,  il ferme la porte à ce poison de la culture contemporaine: l’information spectacle ». L’information spectacle! et oui! le sensationnel, les catastrophes, le drame, ce qui va faire le buzz, un bruit qui passe, s’enfle et est  sitôt oublié.

    Car le Diplo, lui aussi appelle aussi à l’aide, ce Diplo que j’ai tant lu et suit  irrégulièrement maintenant.

    Tout le journalisme est en crise,  asphyxié d’abord par le Net, si facile d’accès et si superficiel , par le manque d’intérêt des lecteurs pour une connaissance d’un sujet, par l’espèce de voyeurisme malsain de ce qui dramatique . Et  l’info est peu à peu devenue un rouleau compresseur qui empêche de penser ou lieu de donner à réfléchir!! 

    Donc la presse qui continue a faire du journalisme a bien du mal à vivre.

     C’est le cas des 2 revues que j’estime et je les remercie de me donner des raisons d’espérer dans ce monde qui si souvent désespère ceux qui veulent bien réfléchir à l’ avenir des Hommes et de notre Terre.

  • Pour que vive TERRA ECO!

    La semaine passée, deux revues auxquelles je suis abonnée, l’une en version numérique, l’autre en version papier, nous ont annoncé qu’elles seraient contraintes de mettre la clé sous la porte à bref délai sans l’aide de leurs lecteurs. Ce sont « Terra Eco » et « L’âge de faire », 2 revues parfaitement inconnues du grand public et pourtant tellement dignes d’intérêt!

    Terra Eco!  Il se définit comme «  un média indépendant, humaniste et engagé », c’est un des  seuls magazines qui parle concrètement de développement durable, qui met en lumière ce qu’est la société de consommation et présente ceux qui expérimentent de nouvelles façons d'agir. Je l’ai connu et acheté quand  il s’appelait «  Terra Economica »,  tout au début de l’aventure, il y a déjà une dizaine d’années. 

    Leur site, je l’ai découvert par hasard.  Ma passion de l’information me fait explorer tant de chemins sur ce Net qui m’est indispensable…. et qui peut être la meilleure et la pire des chose suivant l’usage qu’on en fait! J’ai trouvé la démarche sympathique, moi qui milite depuis près de 50 ans pour  l’écologie, au sens « noble » du mot….  « relations entre les êtres vivants et leur environnement » ( Larousse) et pour le développement durable. 

    Angevine, j’ai acheté plusieurs fois le journal à Nantes puis  l’ai trouvé chez le buraliste de mon quartier. Je n’ai jamais été décue et naturellement, je suis passée à l’abonnement numérique.  Je reçois donc la revue et passe sur le site  quasiment tous les jours.

     

    Selon Terra Eco, l’économie doit être au service de l’Homme et de l’Environnement, l’inverse de ce qu’on constate: un Homme de plus en plus esclave et une Nature souillée et exsangue chaque jour davantage.

    Lorsque j’ai reçu leur appel, je me suis demandée si la communauté de lecteurs serait assez influente pour réunir la somme nécessaire. J’étais pessimiste et la suite m’a démontrée que les gens peuvent encore être formidables. J’ai immédiatement signé le  Manifeste, et versé une toute petite obole. 

     

    Je témoigne maintenant sur ce blog car je crois comme les journalistes de Terra Eco, « qu’’il faut marcher vers une nouvelle société où citoyens et forces vives devront reprendre et réécrire un nouveau contrat économique, social et environnemental. Un contrat cousu de nouvelles solidarités.». Voilà une petite note « musicale » qu’on n’a pas l’habitude d’entendre!

    Des initiatives comme "Terra Eco", et "l’Age de Faire" dont je parlerai demain, je les appelle « mes raisons d’espérer»!

     

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    http://www.terraeco.net/

     

     

    Ma dernière note parlait de notre certitude d’adolescents des années 1945 de bâtir un monde meilleur. Visiblement  notre génération a été happée, avalée par l’argent, le profit et la désinformation; je me sens réconfortée quand je lis ces deux revues auxquelles je dis un grand Merci!

  • 150 000 poussins hachés vivants dans une seule usine!

    J’ai été tellement choquée et révoltée à la lecture d’un article de « Notre Planète Info », que j’ai cherché d’autres informations pour rédiger une note sur ce blog. Intitulé «  150 000 poussins hachés vivants dans une usine » il était accompagné d’une vidéo. 

    « Les poussins mâles, incapables de pondre donc improductifs, sont hachés vivants au rythme de 150 000 par jour...plus de 21 millions par an... dans la plus grande usine mondiale de poules pondeuses, l'usine de Hy-Line International à Spencer dans l'Iowa . Comme les poussins mâles ne pourront jamais pondre et que leur croissance est trop lente pour en tirer de la viande, ils naissent et meurent le même jour, hachés vivants dans une machine,  un broyeur à haute pression pour finir en chair sanguinolente! »

    Quant aux femelles leur sort n’est guère plus enviable. Après leur avoir découpé au laser le bout de leur bec, bien sensible, pour prévenir les coups de bec que ces futures poules pourraient se donner, on les transporte par camion par boites de 100 dans les usines à pondre. Elles vivront là, entassées dans une atmosphère confinée , à la lumière artificielle dans un espace grand comme une feuille A4, où rien ne peut être picoré, où aucun contact avec le sol n'existe...

    Pourtant le groupe Hy-Line International, se dit "leader dans l’industrie de reproduction de volaille grâce au développement continu de la génétique et à sa production mondiale d’excellente qualité »

    A la lecture de cet article, on se dit, on espère que peut-être en France, on est moins cruel. Pas besoin de beaucoup de recherches pour se détromper. 

    - Le broyage des poussins est autorisé depuis 1993 et 40 millions de poussins mâles sont broyés chaque année. J’ai appris aussi que 40 millions de canetons, femelles cette fois, subissent le même sort dans notre doux pays. J’ignorais que les canes avaient le foie trop nervuré pour faire du bon foie gras. 

    - Venons en aux poules pondeuses Par an 800 millions de poules, 68 semaines durant, depuis l'âge de 18 semaines jusqu'à leur réforme, pondent 2 oeufs par jour sans jamais voir la lumière du jour ou sentir l'air extérieur. Enclos grillagés, poules déplumées, au milieu des cadavres en décomposition, un tapis roulant pour recueillir les oeufs et un amas de fientes a quelques cm au dessous de ces pauvres bêtes. Voilà ces élevages sordides ou se fournissent nos grandes surfaces. 

    - Restent les poulets destinés à être mangés. Le bon poulet de ferme, pendant 80 à 90 jours, picore en liberté et au soleil! En batterie, ce ne sont que de pauvres petits poussins difformes, qui ont seulement droit à 41 jours de vie. Issus de manipulations génétiques, gavés de médicaments et de substances chimiques ajoutées à la nourriture, ils connaissent une croissance foudroyante. 

    Leur chair mollasse et sans gout devrait être rejetées mais…. elle fait de si bon nuggets! Formater le gout d’une population mondiale est le but de ces énormes groupes. Par toutes sortes d’artifices,  ils réussissent si bien à dévoyer celui des enfants. ( Une de mes jeunes amies m’ appris avec consternation que sa fille  de 6 ans, préférait les pizzas mangées chez ses copines à celles préparées par sa mère avec tomates du jardin et produits bio).

    Monstrueux, les  groupes de l’industrie agro-alimentaire! Plus encore que je ne l’imaginais!  Je suis abonnée à la lettre de la « Déclaration de Berne », une association Suisse qui « s’engage pour des relations Nord Sud plus équitables par des campagnes d’information et du lobbying auprès des décideurs. » Elle publie un journal, Agropoly et le  numéro spécial de Juin 2014 était intitulé «  ces multinationales qui contrôlent notre alimentation. »

    J’y ai appris que 4, oui 4  seulement détiennent  99% des parts de marché de la volaille dans le monde. Détails complémentaires: entre 1989 et 2006, le nombre de fournisseurs de matériel génétique pour l’élevage de poulets s’est réduit de onze à quatre entreprises et de dix à trois pour celui  des poules pondeuses. Le marché mondial de matériel génétique pour l’élevage de dindes n’est plus couvert que par trois entreprises, alors que seules deux firmes vendent des canetons d’un jour pour l’engraissement ou la ponte qui, comme pour les volailles, parcourent le globe enfermés dans des cartons.

     

    Humanité, civilisation, ces mots ont-ils encore un sens dans notre monde?