Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • Cagnes sur Mer et les vélos

    J'ai cru rêver en lisant l'information suivante:

    "A Cagnes sur Mer, des amendes de 35€ pour les cyclistes qui dépassent les 10 km/h sur la piste cyclable"

    Le maire assume, et affirme que c'est une décision utile et juste "Je ne voudrais pas qu'un cycliste, en tenue et en casque, égoïste et irresponsable percute un enfant".

    Mais oui ou non, est ce une piste cyclable??? Et pourquoi les piétons aiment-ils tant y marcher, au milieu et de front de préférence avec des enfants courant en tous sens?

     

    C'est exactement le sens de la note que j'avais écrite le sur ce blog, le 8/08/12 "Choses vues à vélo" : un piéton a le droit de tout faire quand il en a envie.

     

    Ce maire mériterait qu'on lui adresse une lettre d'indignation et de  protestations car il ajoute que "si les cyclistes veulent dépasser 10km/h, ils n'ont qu'à prendre la route"…. au milieu des voitures et camions évidemment et quand on connaît la circulation sur cette route de bord de mer, on apprécie le conseil!

     

    Il est vrai que lorsqu'on compare le nombre de piétons tués par les cyclistes ...  au nombre de cyclistes tués par des voitures ou camions, ...on ne peut que clouer au pilori cet affreux cycliste "égoïste et irresponsable" !

     

    Je rentre d'Angers à vélo et, en plein centre, devant un marchand de journaux, 2 voitures étaient arrêtées, une moteur en marche, l'autre moteur arrêté. J'ai du descendre sur la voie de droite et rouler une vingtaine de mètres avant de reprendre la piste. Peu avant 9h, sur une des plus grande artère traversant Angers et sur une piste cyclable importante " La loire à vélo" direction gare d'Angers, j'ai vraiment apprécié ce comportement!

     

    En France, on conseille de se mettre au vélo, on commence à quadriller notre pays de pistes cyclables mais elles doivent  servir de lieu de promenade pour les piétons, d'aires de jeux pour les enfants et de parking pour les voitures…. avec la bénédiction des maires.


    Encore une raison de m'indigner mais je continuerai à rouler tant que je pourrais partout et je n'ai nulle envie de me sentir coupable de gêner les voitures et  de déranger les piétons. Quant à payer 35€ d'amende, je crois que je refuserais et me battrais par tous les moyens! Apprenons à partager la route, oui, mais apprenons  à respecter les pistes cyclables.

    J'ai la nostalgie des pays au nord et à l'est du nôtre et où il n'y a aucun problème car tous ont compris que piste cyclable  = circulation de vélos!

  • Chevaux de ville!

    L'Age de faire, est un  journal mensuel dédié à des expériences alternatives, "des  outils pour réinventer le monde" . Il témoigne des initiatives, individuelles et collectives, de tous ceux qui innovent "pour le bien commun".  On y trouve des raisons d'espérer: réappropriation de l’économie, création de lien social, écologie et engagement citoyen, tous les témoignages vont dans le sens d'une meilleure qualité de la vie.

     

    Aujourd'hui j'ai été très intéressée par un article " Des communes redécouvrent le cheval utilitaire" . J'apprends que plus de 250 communes en France dont une trentaine en Bretagne utilisent le cheval pour collecter les déchets, arroser les fleurs, faire le ramassage scolaire ( un "hippobus"  plait surement beaucoup aux enfants) ou transporter des touristes. Moins cher à l'achat qu'un véhicule, le cheval ne consomme pas d'essence, le moteur ne tourne pas à chaque arrêt, c'est une nouvelle façon de travailler.

    Le Haras du Pin a même créé une formation de "meneurs territoriaux". Et une commission nationale du Cheval Territorial a été créée afin de promouvoir l'utilité et l'usage du cheval en ville.


    Paris a fait l'expérience de 4 chevaux qui travaillent quotidiennement dans le bois de Vincennes et participent à divers travaux de débardage, arrosage, ramassage des poubelles…L’atelier des chevaux est si satisfait de leur travail qu’une quatrième recrue vient renforcer l’équipe.

     

    De plus les cochers témoignent que le cheval en ville, est un prétexte à la rencontre et à la convivialité.

     

    Alors on ne peut que souhaiter voir nos braves chevaux reprendre la place dont on les a brutalement dépossédé au nom du progrès et animer nos villes du bruit de leurs sabots.

     
  • Réflexions après un séjour en Bretagne

    Retour d'un petit séjour entre Douarnenez et Concarneau pendant la canicule qui a affecté la France. En Bretagne 23°, un vent frais, en un mot, un temps idéal pour le vélo et la marche. La Bretagne est toujours aussi attachante, on peut choisir  entre les chemins creux à l'abri du vent, les plages de sable infinies  et les criques confidentielles, enserrées de rochers. 

     

    En rentrant, je retrouve mes sites d'informations environnementaux, lit que les poissons auront disparu de la mer en 2050 (sortie du documentaire " l'Océan en voie d'épuisement" juin 2012) et que les hommes ne pourront plus vivre sur notre pauvre Terre en 2100! ( étude publiée dans la revue Nature) 

    Informations de scientifiques reconnus et non élucubrations de farfelus. Informations confirmées par les faits aujourd'hui mais annoncées comme une probabilité il y a 30 ans, si nous n'étions pas capables de changer nos comportements. Or  on n'a guère franchi le stade des bonnes intentions!

     

    Je pense à mes notes prises en Bretagne. Toujours avide de contacts, j'ai écouté autour de moi et engagé des conversations.

    Or dans cette Bretagne maritime,  ceux qui constatent l'état de l'océan et de ses réserves de pêche sont  préoccupés.

    En 2 jours, j'ai noté ces 3 conversations:

     

    - 2 plongeurs s'harnachent dans le petit matin avant de monter dans leur bateau. L'un vient d'entendre à la radio qu'en 2048, il ne resterait plus un poisson en mer. Et commence entre eux une longue conversation sur les industriels de la pêche qu'ils opposent aux petits pêcheurs qui observaient le repos biologiques ( pas de pêche du 15 février au 15 mars). Ils accusent le pêche industrielle de pêcher toute l'année, toujours plus loin, toujours  plus profond, toujours plus petit, raclant tout ce qui vit et concluent en se demandant ce qu'on pourrait faire pour lutter contre "ces irresponsables".

     

    - même conversation le lendemain au rayon poissonnerie  de la grande surface locale.  A une femme qui demande du lieu jaune en tranches, le poissonnier explique qu'il n'en reçoit plus jamais. Les gros ont tous été pêchés mais on continue à vendre des lieus, des petits qui ne peuvent plus être coupés en tranches. La femme demande alors si on pourra  un jour en avoir des gros. Réponse avec un haussement d'épaules: " Ils sont en train de tuer la poule aux oeufs d'or"

     

    Mon dernier interlocuteur est plus critique encore. Je ramasse des palourdes de 5 à 6 cm dans une jolie petite crique. Etonnée car sur ma côte vendéenne , il y a belle lurette qu'on ne trouve plus rien, je demande à un autre "gratteur de sable" s'il habite ici. C'est un ancien marin pêcheur et la conversation s'engage.

    Les critiques fusent d'abord contre les touristes qui font n'importe quoi, pillent tout ce qui vit sur la plage,  ne respectent pas les "laisse de mer", et pêchent plus qu'ils ne peuvent  manger pour jeter après. 

    L'homme  enchaîne sur le rôle des agriculteurs;  avec pesticides et engrais ils ont engendré ces fameuses algues vertes qui souillent tant de plages. Il m'explique que la jolie petite embouchure  où nous pêchons commence à être contaminée et me fait observer des espèces de pellicules blanchâtres. Elles ressemblent à des débris de plastique et recouvrent rochers, algues et sable: ce sont les fameuses ulves en décomposition, elles forment des franges toxiques sur certaines plages. On ramasse, on nettoie, mais il affirme " Un jour il y aura des accidents car elles sont très dangereuses pour l'homme!"

    Mis en confiance par mon attention, il termine par la surpêche avec la disparition des poissons, des coquillages, parle du problème de l' élevage qui ne résout rien puisqu'on nourrit les poissons avec …. des farines de poisson.

     

    Décidément j'ai rencontré un philosophe car il m'assène que l'homme  ne respecte ni la terre, ni la mer et croit qu'il a le droit de piller, détruire,  gaspiller.

    Lui pense que la terre est en train de se venger et que tout le monde " s'en fout!"


    Un excellent article de Match, du 30 mai 2012, " La Mer epuisée" résume bien le problème.