Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/01/2017

Rose et bleu... banalisation des stéréotypes du "genre" (2)

On m'a demandé si je pouvais indiquer les liens avec les notes de du 26 février au 5 mars 2014, sur le même sujet, les voici:

http://iletaitunblog.hautetfort.com/archive/2014/02/26/ro... 

http://iletaitunblog.hautetfort.com/archive/2014/02/28/ro...

http://iletaitunblog.hautetfort.com/archive/2014/03/03/ro...

http://iletaitunblog.hautetfort.com/archive/2014/03/05/ro...

C'est avec  l'histoire de ce père, trouvée  sur France TV infos que je vais terminer ce sujet. Guillaume commencé à rédiger avant Noël, une liste de jouets avec son fils de quatre ans. Ce dernier lui a demandé si les garçons  «peuvent» aussi jouer avec les poupées. Sans trop réfléchir, son père a répondu : "C’est plutôt pour les filles, mais tu peux très bien avoir ça si tu veux, c’est aussi pour les garçons." 
Quelques jours plus tard, à table, l'enfant redemande : "Mais les poupées, c’est pour les filles ? » Alors le père comprend que le petit a envie d’une poupée mais l’impression de ne pas y avoir droit, à cause de son sexe"

Il raconte son histoire sur Twitter et est stupéfait de lire des réponses telles que
- Ton fils est déjà un petit PD a son âge? Vraiment incurable cette maladie!
- Attention tu risques d’en faire un vil homosexualité pédophile
- Des grandes baffes et un paquet de pokémon pour ton fils
- Le jour où je vois mon fils jouer à la poupée, il prend 2 gifles et ira faire de la muscu à 10 ans.
Heureusement, beaucoup approuvent le choix des parents: … une poupée pour le Noël du petit

Guillaume a compris que la société a déjà appris a un garçon de 4 ans que, s’il est normal, il ne doit s’abaisser pas à jouer avec des jouets de « filles », fille avec le sens le plus péjoratif qui soit!
Car pour tous ceux qui ont répondu sur Twitter avec sexisme et homophobie, « la femme est toujours ce petit animal, à l’instinct maternel développé, destiné à de petits travaux subalternes, de préférence chez elle et qui, par nature n’est que faiblesse », petit animal qu’ils méprisent.

Cette histoire me touche car elle me rappelle la mienne,  celle de la charrette et du cheval pour moi, de la poupée pour mon cousin  il y a 80 ans!...racontée dans la dernière note indiquée plus haut!

Mais pourquoi cette ségrégation sexiste ridicule s’aggrave -t- elle a notre époque? Pourquoi un retour à un certain obscurantisme? Pourquoi les filles reléguées aux rôles subalternes? Et pourquoi avec la complicité de certaines mères?

Une institutrice d’aujourd’hui me confiait être étonnée du nombre de petites   "Lolita de 8 ans"   que leur mère élevait « pour  séduire, entrer à la Star Académy et rencontrer le prince charmant ».

Dans les années 50//80, mes mères paysannes pour la plupart, fussent-elles très pauvres,  souhaitaient que leurs filles s'élèvent dans l'échelle sociale,  avec le meilleur métier possible. 

Les commentaires sont fermés.