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  • Une certaine idée de la tolérance: Obama, Sarkosy!

    Je pensais ce matin  reparler de la Grèce, car depuis cet accord qui a fait de la Grèce un pays « occupé », j’ai trouvé dans la bouche d’hommes politiques de tous bords et dans les articles de nombreux journaux de tous pays (y compris  allemands) des mots comme  Diktat ( DSK), hégémonie allemande,  monnaie unique comme instrument de répression, domination, humiliation… et beaucoup d’analyses que tout le monde devrait méditer. 

     

    Et pourtant, je parlerai ce matin de tolérance car 2 infos se sont télescopées, l’une venant d’Amérique où le Président Obama, après avoir souhaité aux musulmans un joyeux Aïd pour la fin du ramadan, a ajouté qu’il souhaiterait en faire un jour férié pour tous les écoliers américains.

    « Un jour férié est un moyen de rappeler à tous les Américains qu'il est important de respecter toutes les croyances et religions »

    En France c’est un appel à l’intolérance que j’ai trouvé dans Valeurs Actuelles avec un texte rédigé par des personnalités ( dont Nicolas Sarkosy) parlant de piété, de patriotisme et d’héritage et se terminant par « Ne touchez pas à mon église ». A la pensée d’une église transformée en mosquée, leur « patriotisme » se déchaine

     

    Heureusement Mgr Dubost évêque d’Evry me réconcilie avec le catholicisme  en affirmant qu’il « préfère que les églises deviennent des mosquées plutot que des restaurants » et en ajoutant « L’Église pense que les musulmans doivent pouvoir prier dans des mosquées, c’est un droit fondamental. »

     

    C’est que tous ces signataires révoltés n’ont pas été choqué des étonnantes transformations des églises désaffectées. En France beaucoup sont devenues des … mairies, salles des fêtes, bibliothèques, musées, logements … mais aussi hôtels, restaurants, locaux commerciaux ( même une grande surface), boites de nuit ( eh oui!), cave de vinification, marché couvert, brasserie.

    Ah! j’oubliais 4 églises sont déjà devenues des mosquées sans que personne n’en parle!

     

    Quant au Duomo de Milan, cathédrale que j’adore, ses murs servent de panneaux publicitaires. Et Citroen a été bien content d’y trouver une petite place.

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    Une église devenue mosquée? pourquoi pas, j’ai déjà trouvé déjà des chapelles devenues temples ou  églises évangéliques.

    Eglises, mosquées, toutes deux sont tournées vers l’est d’où vient la lumière du soleil levant, direction de Jérusalem, où se trouve le tombeau de Jésus, donc  ...vers le mur des Lamentations, haut lieu juif, mais aussi ... vers la mosquée Al-Aqsa, haut lieu musulman, et aussi, a quelques degrés près, ...  vers La Mecque. 

     

    Le même Dieu, les mêmes prophètes, les mêmes préceptes, et tant de haine!

     

    Et je veux terminer par une déclaration de Barack Obama en 2004 au journal  The Chicago sun-Times: « Je suis chrétien. Je suis profondément croyant, je suis inspiré par la foi chrétienne. D’autre part, je suis né à Hawaï, où les influences orientales sont évidemment nombreuses. J’ai vécu en Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, entre l’âge de six ans et l’âge de dix ans. Mon père était originaire du Kenya et, bien qu’il ait sans doute pu se définir comme un agnostique, son propre père était musulman. Et j’ajouterai que, probablement, au plan intellectuel, j’ai été influencé par le judaïsme autant que par toute autre religion. »

     

    C'est cela, la tolérance, un bien beau mot, qui, malheureusement a de moins en moins cours dans notre monde de rejet de l'Autre et de haine!

     

     

  • Une école Montessori dans les années 1920? mais oui, çà existait!

    C'était le sujet de l'édito, sur  L'Age de Faire,  le mois dernier : l'histoire invraisemblable de l'institutrice qui a dû quitter l'enseignement public parce qu'elle obtenait de trop bons résultats dans sa classe de maternelle. 

    Gennevilliers, zone d' Éducation Prioritaire, et des gamins de moins de six ans, lisant  en mettant le ton et calculant collectivement, grâce à des manipulations de cubes,  des divisions a 4 chiffres. Origine et cultures différentes, tous les enfants avaient de leur propre chef appris à lire, étaient  épanouis, sereins,  et avaient le goût de l'entraide.

    Leur institutrice Céline Alvarez avait recréé dans sa classe l'environnement pédagogique élaboré par Maria Montessori, dans les années 1900, méthode enrichie des connaissances des dernières "neurosciences affectives cognitives et sociales"! 

    Au bout de trois ans,  l'Education Nationale a mis fin à ce beau projet car elle a estimé que cette expérience "mettait des enfants en très grande réussite scolaire ce qui risquait  de leur poser des difficultés par la suite"! 

    Hélas l'institutrice à renoncé à enseigner en école publique.

     

    J'ai cru rêver  en lisant ces lignes , et j'ai voulu en savoir davantage. Recherche sur Internet,  sur des sites de l'éducation  et autres et j'ai du me rendre à l'évidence, tout cela était réel. 

    Pourquoi est-ce que je tiens raconter cela sur mon blog?...c'est une histoire personnelle!

     

    En 1923 ma mère est reçue à l'Ecole Normale de la Roche sur Yon, ou elle passera ses trois années de formation. A cette époque, et pour une cinquantaine d'années  encore, attenant à l'Ecole Normale, il y a une école primaire et une maternelle,  appelées "Ecole Annexe". Il fallait être reconnu comme un excellent enseignant pour y  postuler puisque c'était dans ces classes que les élèves-instituteurs apprenaient leur métier et était  en observation ou en stage plusieurs fois par semaine. 

    Or, en ces années 20,  la directrice de l'école maternelle  employait la méthode de Maria Montessori. Une classe avec des ateliers libres, du matériel sensoriel approprié  pour un développement naturel de l'enfant et un apprentissage de l'ordre, du langage, du mouvement et aussi  du raffinement sensoriel, ce qui avait beaucoup étonné ma mère. . Attitude de retrait de la maîtresse, autocorrection, entraide, là   encore il y avait de quoi étonner les futures institutrices. 

    Me mère en parlerait mieux que moi, mais j'ai souvenir de certains récits qui me semblait ahurissants,  lorsque je me formais, moi aussi,  à la carrière d'institutrice. 

    Elle affirmait que les résultats étaient à la hauteur des intentions et elle était restée marquée par cette classe au point que, sans  suivre cette méthode, elle s'est inspirée de certains principes pendant sa carrière

     

    Et oui,  le temps a passé, on parle beaucoup de l'égalité des chances mais on fait tout pour que ça ne marche pas. Maintenant on oblige une institutrice qui sort des normes a démissionner, au début de XXème siècle, certains osaient offrir  aux futurs enseignants un modèle " révolutionnaire" et aux dires de ma mère , le Directrice de l'Ecole Normale pensait que cette voie était l'avenir.

    Les Normaliennes entendaient aussi beaucoup parler de Decroly, un belge médecin, pédagogue et psychologue de la même époque. Lui aussi essayait de faire évoluer l'école "réservée à une élite vers une école adaptée à tous les enfants y compris les enfants en difficulté... L'éducation, disait-il, est un moyen privilégié de faire évoluer la société d'ensemble et pour ce faire il faut revoir l'ensemble de l'école". 

    Quel  beau rêve!  qui fut le rêve d'une génération d'entre les 2 guerres. Aujourd'hui, en  France,  l'école est une des plus inégalitaires des pays de l'OCDE et l'écart entre les meilleurs et les plus mauvais se creuse d'années en années.

    " Inégalitaire, trop académique, pas pertinent", voilà ce  que le Directeur de l'Education de l'OCDE, dit du système français. Et il ajoute " Il n'est pas attractif pour les enseignants!"

     

    Punir un enseignant qui obtient d'excellents résultats en s'éloignant du chemin bien balisé qu'il doit suivre semble incompréhensible. Et il est normal que ce ne soit guère attractif beaucoup d’enseignants! 

     

    Le plus curieux, c’est que l’image de l’école du passé, c’est les bras croisés, le piquet,  les cheveux tirés, les coups de règle sur les doigts! Cà me révolte! j’ai connu si peu de ces instituteurs là. Par contre , aux dires de 4 enseignants d'aujourd'hui, qui me sont proches, ma mère et moi nous sommes permis des quantités d’initiatives qui seraient interdites aujourd’hui!

    Peut-être les raconterais-je dans une autre note!

     

     

     

  • Mourir à l'adolescence... pour un selfie!

    Je considérais les selfies comme une passion actuelle, bien anodine et ai découvert que les selfies tuaient de plus en plus, au point de devenir un fait de société inquiétant. Que ne ferait-on pas pour gonfler son nombre d’amis, de followers, pour accumuler le plus de « like » possible et quelle fierté de se sentir exister et d’être reconnu!

    C’est pour cette petite vanité que le selfie tue. Jugez les exemples trouvés sur Internet:

     

    - Une jeune Roumaine meurt électrocutée pour un selfie, elle était montée sur le toit d’un train

    - En Espagne, c’est un jeune homme mort de la même manière

    - Une jeune russe tombe d’un pont ferroviaire, elle est morte électrocutée

    - Un touriste est foudroyé au Pays de Galles a cause de sa perche à selfie

     

    - Elle heurte un camion de plein fouet, conduisant en faisant un selfie

    - Un chanteur portoricain s’est tué en moto en envoyant son selfie.

    - 2 iraniennes prenaient un selfie pendant qu’elles chantaient en voiture, elles en percutent une autre, sont blessées et … envoient un nouveau selfie de leur lit d’hopital!

     

    - Crash d’un avion de tourisme piloté par un Américain  qui était en train de prendre un selfie

    - Une pop star mexicaine et 6 amis ont envoyé un selfie  à leurs proches du décollage du Jet ... qui se "crascha" immédiatement

     

    - Un couple de polonais tombe d’une falaise en faisant un selfie devant ls yeux de leurs enfants.

    - Il se noie au Mexique en faisant un selfie au bord de la rivière

    - Un jeune mexicain se tue en faisant un selfie une arme chargée à la main.

     

    Pourquoi cette mode des selfies? le besoin de reconnaissance et d’existence, nous dit-on.  On s’est toujours photographié. Mais les possibilités de partage immédiat et les réseaux sociaux ( Facebook, Twitter,Instagram, Snapchat) font qu’on passe de plus en plus  de temps à montrer ce qu’on vit,  en oubliant de le vivre pleinement, d’ailleurs.  Cette mode est d’ailleurs diagnostiqué comme  un TOC (Troubles Obsessionnels compulsifs). Un psychologue écrit même que  « c’est une question de santé mentale qui peut déboucher sur des suicides ». Alors, on propose des coaches pour apprendre à les gérer  et même des « cures de désintoxication ». 

     

    Le psychologue Yves-Alexandre Thalmann appelle cela: « nouveau narcissisme,version 2.0 ». Il parle aussi de «Lolitas numériques » car ce phénomène touche surtout les, filles.  Il poursuit:« Ce qui n’est pas exposé n’est pas vécu. Être vu est la condition pour exister…. Les femmes sont dans le jeu de la séduction, il s’agit d’attirer l’attention par le physique. Le selfie devient donc une carte de visite…. Être vu est la condition sine qua non pour exister. Mais pas n’importe comment. Les photos de soi ne sont jamais anodines : elles sont toujours posées, et montrent une belle facette de soi-même. Mais ne nous y trompons pas, le but de la photo est d’être vu, si possible apprécié, par les personnes qui la verront. Il ne s’agit pas d’un acte égoïste où se rejouerait le drame de Narcisse. Non, c’est un acte social par excellence, où le regard et le jugement des autres sont primordiaux.  On comprend dès lors pourquoi ce sont les filles qui en raffolent le plus, elles pour qui l’apparence est essentielle sur le marché de la séduction … Et les psys continueront de réparer l’estime de soi abîmée de celles et ceux qui s’y seront brûlé les ailes....L’estime de soi se construit de l’intérieur, rarement derrière un objectif photographique, et jamais derrière un écran d’ordinateur ». J’ai beaucoup apprécié cette analyse

     

    On avait appris en 2014  l’histoire ahurissante de ce jeune Anglais si obsédé par le selfie parfait qu’il en est presque mort. Danny Bowman, passait 10 heures par jour à se prendre en photo, faisant jusqu’à 200 selfies par jour,  Cet habitant de Newcastle a quitté l’école, est resté enfermé chez lui pendant six mois et a perdu environ 12 kgs. Le jour où il a compris qu’iil ne réaliserait jamais un selfie parfait,  il a avalé des médicaments, heureusement a été sauvé par sa mère. 

     

    Mais le plus inattendu, je l’ai appris d’une dermatologue américaine spécialiste du pou et de la manière dont on s'en débarrasse . Elle témoigne de l’effet  tout à fait surprenant des selfies sur les têtes de nos ados, complètement accros à la pratique: "J'ai vu le nombre d'ados touchés par les poux faire un bon considérable en l'espace d'un an. Avant je traitais les jeunes enfants,  Maintenant je soigne des adolescent(e)s qui passent leurs journées à coller leurs têtes pour se prendre en photo avec leur portable". Faut-il en rire où en pleurer?

     

    Quand à la Russie, c’est devenu danger tel que la police vient de publier une plaquette choc intitulée « Un selfie cool pourrait vous coûter la vie”. Selon des statistiques officielles, ces selfies ont déjà fait environ 100 blessés et des dizaines de morts en 2015. Car, depuis le début l’année, la Russie a été confrontée à une vague d’accidents liés à ces fameux selfies. 

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