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  • Bienfaits de l'activité physique!

    Je suis allée hier chercher mon vélo en révision et le responsable du magasin a voulu que le  " mécanicien" connaisse l'octogénaire,   femme de surcroit, qui a parcouru 6200 km en une année. Bien ordinaire pourtant, la femme qu'il avait devant lui, si ce n'est que, pour elle, vieillir, c'est marcher, bâtons de randonnée en malns, rouler à vélo, grâce un VAE tout de même,  …. travailler mais non jouer sur un ordinateur, lire,écrire, étudier  et garder un rôle actif dans la société.

    Les 2 hommes déploraient que les jeunes ne bougent plus, incriminaient les jeux vidéo et nous avons entamé une conversation sur les méfaits du manque d'exercice.


    Ce matin, j'ai donc ressorti deux  dossiers "santé et vieillir" dont j'extrais les informations suivantes.

     

    - L'inactivité physique tue autant que le tabac, 5,3 millions de personnes par an.  6 à 10% des quatre grandes maladies non transmissibles (maladies cardio-vasculaires, diabète de type 2, cancers du sein et du côlon) seraient liées au fait de ne pas pratiquer, au moins, 150 minutes d'activité modérée par semaine, comme le recommande l'OMS ( 30 mn de marche rapide 5 fois par semaine, c'est tout de même peu!) - Source " The Lancet"

     

    - Rester assis réduit l'espérance de vie. En position assise, les muscles des jambes sont totalement inactifs, ce qui crée des perturbations des niveaux sanguins de sucre et de graisse. Le taux de mortalité est supérieur de 20% chez les personnes déclarant rester assises plus de 6 heures par jour par rapport à celles restant assises moins de 3 heures.Or nous passons ce temps sur un fauteuil, et, pour bon nombre, les yeux rivés sur un écran de télé ou d'ordinateur. (Etude américaine publiée dans la revue British Medical Journal)

     

    - 80% des Français de 18 à 74 ans manquent de vitamines D. Surnommée la "vitamine du soleil", elle est fabriqué grâce aux rayons ultraviolets que la  peau synthétise.Pratiquer une activité physique en plein air reste la solution la plus recommandée, d'autant que cela apporte un bénéfice dans la prévention de l'obésité, de l'hypertension artérielle et des maladies cardiovasculaires. (Institut de veille sanitaire)

     

    - Questionnaire en ligne mentionnant  âge, sexe et  volume de pratique physique. 7 753 internautes y ont répondu pendant 3 semaines  Conséquences sur les maladies suivantes: diabète, hypertension artérielle, ostéoporose, cancers, hypercholestérolémie et bronchite chronique. Conclusions: "En s'appuyant sur des études récentes et scientifiquement fiables, nous avons constaté que des pathologies pouvaient être évitées, guéries ou atténuées grâce à la pratique d'une activité physique ou sportive régulière" (docteur Pierrick Hordé directeur de la publication de Sante-medecine.net)

     

    - La marche à pied protège des pertes de mémoire, de la démence et de la Maladie d'Alzheimer:  299 patients de 78 ans en moyenne, sans aucune atteinte mnésique, mesuraient leur distance de marche hebdomadaire, et cela pendant 9 années. Après ces 9 années, les scientifiques ont réalisé des scanners cérébraux de chaque participants afin de mesurer la taille de leur cerveau, taille qui normalement se réduit avec l’âge avec en particulier une réduction de la taille de la substance grise. Les patients qui marchaient entre 10 et 15 kilomètres par semaine, conservaient un volume de matière grise plus important que ceux qui marchaient moins de temps. Les scientifiques ont constaté que ceux qui marchaient le plus, réduisaient le risque d’avoir une démence de 50%. (revue américaine Neurology, la revue officielle de l’académie américaine de neurologie)

    D'autres exemples? il suffit de vouloir s'informer, les revues médicales en abondent!

    Je pense avec infiniment de respect à  la génération de mes grands parents qui n'avaient  besoin ni d'études médicales, ni de prescriptions pour  continuer à bouger tant qu'ils le pouvaient. Encore une régression de notre civilisation!

  • Choses vues à vélo!

    Entendu à la radio que ce mois de juillet a vu la première hausse de la mortalité routière depuis 6 mois. Le nombre de personnes tuées sur les routes de France a augmenté de 3,6 %. Ce sont les piétons et surtout les cyclistes qui connaissent les hausses les plus significatives de la mortalité routière cumulée sur douze mois : respectivement 2 % et 6 %.

    Je viens de passer 10 jours à sillonner les routes vendéennes à vélo: la grande majorité des usagers de la route agit, comme nous, avec correction et respect, mais  force m'est de constater que l'individualisme règne trop souvent en maître et que les incivilités sont de plus en plus fréquentes. Piétons, cyclistes, automobilistes, tous sont coupables mais les uns sont beaucoup plus vulnérables que les autres. Penser que l'autre a aussi le droit de circuler et qu'il faut apprendre à " partager la route" est apparemment trop difficile pour tous ceux qui n'acceptent pas la présence de ceux qu'ils considérent comme des gêneurs!

    Voici 2 exemples récents. En traversant un village sans piste cyclable, nous apercevons d'importants débris de verre sur le bord de la route: un coup d'oeil derrière, un bras tendu et nous contournons ce danger pour nos pneus. Mais les voitures arrivent vite, lâcher l'accélérateur? freiner? le conducteur qui nous rattrape préfère 2 coups de klaxon rageurs, rase nos guidons et nos jambes tandis que sa femme nous jette derrière ses vitres closes ( clim oblige) un regard assassin.

    Promenade après dîner sur la piste cyclable qui longe la mer à la Tranche. La municipalité a bien fait les choses, 2 pistes jumelles,  séparées par une petite haie de fleurs et matérialisées avec 2 logos ( piétons, vélos peints sur un mètre de hauteur). Un jeune couple avec un enfant de 3 ou 4 ans qui batifole autour d'eux marche lentement… sur la piste cyclable. Mon vieux réflexe d'éducatrice m'arrête à leur hauteur et le dialogue s'engage:

    - Pardon, vous savez que vous êtes sur la piste cyclable?

    - Et alors je ne peux pas marcher là? me répond l'homme

    - Non car cette piste est pour les vélos, vous avez vu la peinture

    - Vous savez que je peux m'énerver!

    Ce genre de réflexion me rend encore plus combative!

    - J'appelle cela de l'incivilité, voire de la provocation car vous avez une piste pour vous à côté. Et, de plus, vous laissez votre fils courir en tous sens.

    Le mari n'a pas le temps de répondre car une femme, aussi jeune que lui, s'arrête sur la piste piétonne et intervient:

    Madame, je vous approuve, vous avez raison, c'est de l'incivilité et c'est inadmissible!

    Alors la mère prend son fils par la main, passe de l'autre côté, suivie du mari qui bougonne. 

    Auront-ils compris la leçon? De plus en plus de piétons marchent sur la piste cyclable, souvent à 3 ou 4 de front. Mais il faut reconnaître que les trottoirs sont trop souvent occupés par des voitures qui y stationnent illégalement.

     

    Alors que faire pour éduquer les Français? exception européenne, une fois de plus! C'est un tel plaisir de circuler dans les pays au nord ou à l'est du nôtre où le respect est inné et primordial de la part de tous!

  • Détente sur la côte de l'Aiguillon

    Deux semaines de détente  en Vendée, passées  à sillonner à vélo la région de l'Aiguillon, la côte et surtout l'arrière pays, ce marais que je connais si bien.

    De plus en plus disparaissent les digues et les chemins creux, les canaux et les rigoles,  tout ce  travail des générations passées destiné à modeler le paysage sans l'altérer. La monoculture industrielle s'installe avec les immenses champs de céréales, de maïs et de tournesol, toutes plantes identiques sur une tige raide, de même hauteur. Le blé qui ondulait, le maïs qui bruissait, les fleurs qui s'invitaient, c'est fini! On a même regardé travailler une énorme machine digne de celles des kolkhozes des plaines de Sibérie!

    Par contre, j'ai cherché en vain des oiseaux, des insectes, des papillons!  En ce mois de juillet 2012, sur ces plates étendues parcourues inlassablement par un violent vent  du sud ouest , j'aurai aimé retrouver les compagnons de mon enfance. Que sont-ils devenus?

     Il faut dire que cette région, classée  "Parc naturel régional du Marais poitevin" en 1979 et a été déclassée en 96 en raison de "l'échec de sa mission de préservation de l'environnement d'une grande zone humide", à cause  d'une perte importante de surface en prairies humides. Il s'agit du seul cas de déclassement d'un parc naturel régional depuis la création de ces structures.

    Un nouveau projet présenté en 2010 avec le même nom a été définitivement enterré. Décidément, le territoire rencontre des difficultés pour concilier les évolutions de l'agriculture et la préservation de l'environnement.


    C'est pourquoi seuls subsistent des ilots, comme les  communaux de la vallée du Lay  où le marais n'a pas perdu son authenticité, havre de paix où on rencontre fleurs et insectes,  hérons, aigrettes et de nombreux oiseaux.   Une réserve naturelle, des sentiers d'interprétation, des pistes cyclables, la vraie nature garde ses droits et ses charmes. Mais dans aucune balade, je n'ai vu voleter un papillon et çà me navre!

     

    D'après une étude britannique poursuivie pendant 40 ans par 20 000 naturalistes amateurs, sur 58 espèces de papillons présents dans les îles britanniques, 71% ont décliné ou ont disparu dans les 20 dernières années.  De même pour 54% des espèces d'oiseaux et pour 28% des espèces de plantes. 

    Le phénomène est global et rien ne semble devoir l'arrêter. La perte de la biodiversité végétale joue un rôle clé car elle prive les insectes de nourriture. Elle est due  d'abord à l'agriculture intensive mais aussi à l'arrachage des haies, au remembrement , à l'urbanisation, au fauchage avant floraison des herbes des talus ou des arbustes le long des routes. Le plus grave est incontestablement l'utilisation systématique d'herbicides capables d'éradiquer aujourd'hui toutes les «mauvaises herbes» pourtant indispensables à beaucoup d'insectes.

     

    Et si on prend conscience que 80% des espèces de plantes terrestres sont fécondées par les insectes, abeilles,  bourdons, papillons, mouches, moustiques et coléoptères, on ne peut encore une fois qu'être inquiets pour l'avenir: quelle terre laisserons nous à nos enfants?