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  • Mad in USA ( suite et fin)

    Et ci dessous, voici un tableau pour montrer les principales différences entre les 2 pays.

    Dans sa conclusion  Michel Desmurget dit que:
     «  Le rêve américain a pénétré nos cultures et notre imaginaire. Pourtant l’Amérique est de loin, le pays développé le plus inégalitaire. Le nombre de très pauvres a explosé en 20 ans, un revenu inférieur à la moitié du seuil de pauvreté c’est  5,5% de la population et 6 millions d’enfants … et 9 adultes noirs sur 10, à 75 ans, ont vécu au moins une année  cette grande pauvreté.
    Pour son système de sante l’OMS place les USA après le Bangladesh et le république de Corée et juste avant l’Irak. Un refus de l’assurance de couvrir les frais d’une opération d’ un cancer pour quelqu’un de très correctement assuré ! trop de frais engagés, n’est pas un cas rare.
    Quant à la justice, tous les exemples cités sont intolérables  …. Perpétuité pour avoir payé ses courses avec un chèque sans provisions de 94$  et l'auteur ajoute " Selon que tu seras puissant ou misérable ..." air connu!
    Les noms, dates et lieux sont cités à chaque exemple. Et toujours il insiste sur le fait que les pauvres ne sont pas responsables de leur pauvreté, ce sont des victimes.
    J’ai eu beaucoup de mal à me remettre de ce livre, j’ai, comme toujours, cherché à en savoir plus et j’ai pu constaté, hélas, que rienn'était exagéré.

     

     

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  • Mad in USA ( suite)

     

    Je relis, crayon à la main, ce livre qui m'avait bouleversée. Je citerai des exemples dans un troisième article,  mais ce matin, je me contente de copier ces quelques phrases qui expliquent simplement et clairement le monde actuel.

    Décidément ce livre aurait pu paraître dans la collection "… pour les Nuls"


    "C'est plus facile de mendier que de travailler"

    "Il y a des quantités de postes non pourvus dans l'artisanat, mais les gens ne veulent plus travailler"

    Nous avons tous entendu ces remarques acerbes dirigées contre le pauvres de nos villes.

    Le pauvre serait, par ses turpitudes responsables de son malheur. Je l'ai cru aussi! Le nouveau monde m'a guéri de mes illusions.

    Outre Atlantique, la misère est une ordonnance en voie de diffusion. 

    D'un côté un état manquant d'audace et d'altruisme….

    De l'autre, un marché tout puissant , marmoréen, guidé par le seul appât du profit.

    Au milieu de l'enclume se trouvent les Hommes, marionnettes impuissantes, étiquetées " ressources humaines " et gérées au gré des restructurations comme n'importe quelle denrée périssable.

    La libération de l'économie ne profite pas à la masse des Hommes, elle bénéficie à une élite fortunée, détentrice du capital, des outils de production et des médias grâce auxquels nous est transmise la bonne parole! …. Et elle lamine la classe moyenne!

    A la suite, des chiffres et des pourcentages qui le démontrent, d'une manière irréfutable.

    Et il conclut "

    Que ceux qui me verrait comme un dangereux communiste sache que je votais centre droit et que je n'ai accepté cette évidence que récemment en me documentant pour le présent ouvrage"

     

    Et il faut lire  l'article du Monde du 31/10/2010 parlant du livre d'Arianna Huffington " l'Amérique du Tiers Monde".

    Voici le lien:   http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/10/31/arianna-huffington-les-etats-unis-se-delabrent_1432812_3222.html#xtor=AL-32280270

     

  • Mad in USA

     

    Je suis allée à la bibliothèque hier, Pas original , me direz vous! Et pourquoi l'écrire sur un blog?

    J'ai la chance d'avoir à 3 pas de chez moi, une médiathèque logée superbement dans un manoir classé. J'y vais souvent à la fois me détendre et me documenter, dans une ambiance feutrée, avec un personnel compétent et toujours disponible.

    Hier, donc, je suis allée en voisine, pour rechercher un livre lu il y a près de 2 ans!

    Sur le présentoir des nouveautés, en 2008,  j'avais trouvé un titre accrocheur

    " Mad in USA", oubli du "e" .... bien improbable, alors ?   FOU? 

    Un coup d'oeil sur la couverture et j'avais emporté le livre. 

    Je n'ai pas dû dormir beaucoup et le lendemain j'étais toujours bouleversée. Je croyais pourtant savoir beaucoup de choses sur l'état réel des USA, par mes lectures et parce qu'un ami, marié là-bas m'avait raconté des choses qui me semblaient impensables. Ce que j'avais découvert dans ce livre était bien au delà de ce que j'imaginais .

    C'est pourquoi, hier, après le raz de marée conservateur, je suis allée rechercher ...

    Mad in USA  de Michel Desmurget

     

    Un livre à lire, à méditer et à recommander. L'auteur, chercheur à l'Inserm, a longtemps vécu aux Etats-Unis. Ayant toujours voté au centre droit, avoue-t-il, il en est revenu vacciné contre les méfaits sociaux d'un libéralisme qui condamne tant d'hommes à la pauvreté, voire à la misère. Et qui prive les pauvres en question de l'accès aux soins, de l'accès à la justice (le chapitre sur le système judiciaire est hallucinant), de la possibilité d'une formation qualifiante.

    Evidemment, il n'est pas le seul à affirmer cela, mais il est l'un des seuls à être allé voir dans le détail, s'appuyant sur une masse de données chiffrées et d'analyses puisées à des sources difficilement contestables et toujours citées avec précision.

    C'est donc un vrai livre scientifique qu'il nous donne, n'avançant rien qui ne soit incontestable

    Alors, que trouve-t-on?

    En Amérique, le libéralisme est source de prospérité pour le plus grand nombre ? Faux.

    En Amérique, «tout est possible» pour ceux qui travaillent dur ? Faux.

    En Amérique, le taux de chômage est dérisoire ? Faux.

    En Amérique, l'indigence est relative et les pauvres vivent «comme des Européens modestes» ? Faux.

    En Amérique, les exclus du système de santé reçoivent des soins gratuits lorsqu'ils en ont vraiment besoin ? Faux et archi-faux.

     

    J'ai repris le livre, crayon à la main et je mettrai sur mon blog des passages édifiants.

    Et M Desmurget, qui a passé 8 ans en Amérique et dont la fille a la nationalité américaine conclut:

    "Est-ce  qu'on souhaite un tel type de société pour notre pays et nos enfants?"