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01/04/2016

Que nous apportent les "TIC" ?

J’ai cherché des renseignements sur le coût des nouvelles technologies et leur impact environnemental le jour où j’ai appris qu’on s’envoyait des mails, d'un bureau à l'autre,  bien que travaillant dans la même pièce alors qu’il suffisait de se retourner pour avoir de vive voix la réponse.

Les technologies de l’information et de la communications ( TIC) sont en train de bouleverser notre civilisation. En 2014, il s’est vendu en France 18,2 millions de smartphones pour 23,8 millions de mobiles (50% des Français de 11 ans et plus sont équipés d'un smartphone). Il a aussi été vendu 6,1 millions de tablettes et 5 millions d’ordinateurs. Quant aux objets connectés, on estime qu’il y en aura 5 milliards en 2020! Tous consomment de l’electricité, beaucoup plus qu’on ne le pense. Et cette consommation génère d’importantes d’émissions de gaz à effet de serre., sans compter le coût environnemental de la fabrication de tous ces équipements. Faut-il vraiment appeler « écologique » l’économie dématérialisée, avec ses  courriers, ses télé-réunions , son commerce en ligne et ses téléchargements?

L’économie virtuelle est loin d’être verte et consomme une énergie bien réelle. Il y a d’abord les data-centers qui regroupent les serveurs indispensables à la navigation sur le Web et à la circulation des 300 milliards de courriels, pourriels, photos ou vidéos envoyés quotidiennement. Ils peuvent consommer autant d’énergie qu’une ville de 200 000 habitants.
Les TIC consomment en moyenne 1500 téraWatt-heure d'électricité par an, soit 10% de la production mondiale ce qui représentait 100% de toute l'électricité mondiale utilisée pour l'éclairage en 1985 ou encore, à notre époque, la production conjointe du Japon et de l'Allemagne
La tour flambante neuve de Bank of America à New York est porté aux nues comme l'un des édifices les plus «verts» du monde, or elle consomme plus de deux fois plus d’énergie que l’’Empire State Building, âgé de plus de 80 ans

Et voici des exemples simples et concrets de consommation
- l'utilisation des services d’un smartphone utilise en moyenne 361KW par an alors qu’un réfrigérateur en utilise 322 kW/h par an et
- un courriel avec pièce jointe d'1 Mo a un impact énergétique de 25 W/h, soit l'équivalent de deux heures d'usage d'ampoule basse consommation et émet de 4 à 50 g d’équivalent CO2.
- une entreprise de 100 personnes dont chaque employé envoie 33 mails par jour, ( c’est la moyenne) génère 14 tonnes équivalent CO2 par an
- une minute de recherche sur internet utilise 100 W sur un ordinateur fixe, 20 W sur un portable, quelques W sur une tablette ou un smartphone.
- en un an, les spams émettent autant que trois millions de voitures qui utiliseraient plus de 7,5 milliards de litres d’essence (rapport McAfee sur "l'empreinte carbone des spams »).
- l’impact CO2 d'un livre papier est de l'ordre d'1 kg et celui d'un livre numérique de 240 kg, ( source Adème)
Avec toute ces technologies, on pourrait croire que l’impression de documents diminue, or on imprime toujours autant, 65 kg au bureau par personne et par an!

il faut parler aussi de tous les appareils qui restent en veille 24h sur 24 et consomment 11% du montant de la facture d’électricité de chaque foyer français, près de 2 milliards d’€ par an.

Autre bémol: si les TIC apportent beaucoup à l’organisation du travail, une étude indique que les cadres français passent en moyenne 5h par jour à lire leur mails, que 75% trouvent qu’il et plus difficile d’être l’écoute des autres dans un environnement de travail numérique et 36% que le numérique les empêchent de travailler d’une manière optimale.

Bref les nouvelles technologies ne sont peut-être pas la panacée comme on nous répète journellement.

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