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30/12/2015

Et si nous reparlions de Star Wars!

On a pu voir dans mes propos une critique du film « star Wars », loin de moi cette idée. la majorité des membres de ma famille aime cette saga et a vu le dernier épisode. Non, ce n’est pas le film qui me répugne , c’est la manière dont il nous a été imposé. J’approuve cette phrase d’un article du Point: « Ne soyons pas victimes de la Force obscure de la machine hollywoodienne? Pietre scénario, marketing d’enfer Et pourtant canonisation du film par les médias ».
Un des journalistes de ce même Point a  écrit: « Je me suis dit qu'il ne fallait pas mourir idiot. Après tout, si tous les critiques cinématographiques, même les plus intellos, étaient pris d'hystérie, si tous les journaux télévisés en faisaient des tonnes, si toutes les radios relayaient le compte à rebours de sa sortie, si la presse écrite y consacrait des centaines de pages de publicités gratuites, je me suis dit alors que cette saga devait être le chef-d'oeuvre de l'art cinématographique.... Je me suis trouvé au milieu de fans aussi haletants de désir que les adeptes d'une secte s'apprêtant à voir apparaître leur gourou. »

Le résultat? Le nouveau « Star Wars » a passé dimanche la barre du milliard de dollars de recettes mondiales douze jours après sa sortie. Harisson Ford en plus d'être payé 24,8 millions de dollars pour interpréter Han Solo, un salaire cinquante fois supérieur à celui des autres acteurs au casting, a négocié un pourcentage de 0,5% des bénéfices sur les recettes du film. Au vu des records que le film est en train d'enregistrer au box-office, le comédien va toucher un sacré pactole ! Le Veau d’or toujours debout, plus jeune que jamais et la seule valeur de référence est l’argent .

Et c’est cela qui me révolte la seule valeur d’un objet, fut-il de culture c’est le fric qu’il va rapporter, avec une foule ( appelée souvent « vulgum pecus » le troupeau servile, un barbarisme latin très employé pour nous désigner pauvres hommes ordinaires), une foule matraquée par le rouleau compresseur de la pub. Avec un lavage de cerveau incessant et omniprésent, on la mène partout sans réflexion ni critique . Il n’y a pas d’autre alternative: ( tiens là encore, comme pour l’ultralibéralisme) . Il faut se précipiter «  haletant » vers un objet de culte. !.
C’est dans «  Comment sommes devenus si cons » d’ Alain Bentolila que j’ai trouve une analyse précise de ce phénomène. «  Nous sommes devenus cons parce que nous avons renoncé à cultiver notre intelligence. Oubliés le questionnement ferme, le raisonnement rigoureux, la réfutation exigeante; toutes activités tenues aujourd’hui pour ringardes et terriblement ennuyeuses, remplacées par le plaisir immédiat, l’imprécision et la lâcheté…. Pub et télé conduisent à la paresse et la crédulité »


Un petit tour sur internet montre qu’en ce jour de fêtes tout a gravité autour de ce film, pubs pour jouets et jeux manuels ou vidéo dans toutes les chaines de magasins et dès la naissance, idée de maquillage… et oui!, pub pour vêtements , Kiabi par exemple et j’en passe.
Pour Philippe Labro,un événement n'a qu'une durée de vie limitée dans le circuit médiatique. Il finit toujours remplacé par un autre qui "le diminue, l'affaiblit, le banalise, l'amenuise »..Mais il conclut que la COP21, et aussi les Régionales   ont été tués « par le film de J.J. Abrams puisque la bête médiatique aime la chair fraîche ».
Il est vrai que pour les fêtes de fin d’année «  panem et circenses » cette expression latine qui a été écrite par le poète Juvenal, je crois, résume bien notre attitude du pain et des jeux…  mangeons, jouons, et …alions voir Star Wars, sûrs a l’avance que nous allons découvrir le plus réussi de tous les films.

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